L’Art Déco s’expose à Saint-Quentin

Art Déco

Saint-Quentin renoue avec son passé Art Déco

Longtemps critiqué, l’Art Déco a désormais le vent en poupe. C’est une chance pour Saint-Quentin dans l’Aisne, où de nombreux bâtiments ont été en partie détruits par les bombardements lors de la Grande Guerre, et furent reconstruits dans le style Art Déco, faisant des rues de la ville une véritable vitrine pour cette architecture de l’entre-deux-guerres.

C’est d’ailleurs dans l’un de ses édifices, les anciens magasins des Nouvelles Galeries, que la ville propose jusqu’au 20 mars prochain une exposition consacrée aux années folles et à ce mouvement esthétique que l’on nommera  Art déco qui fut un courant artistique, tout particulièrement architectural, né à la veille de la Première Guerre mondiale mais qui ne prendra réellement son essor qu’au début des années 20 au moment de la reconstruction des villes dévastées, et où les architectes ont laissé libre cours à leur imagination en reconstruisant hôtels particuliers, commerces et bâtiments publics.

Bernard Delaire, conseiller municipal délégué au patrimoine culturel et historique, a eu l’idée de cette exposition il y a un an : « En 2014, j’ai visité l’exposition Art-déco à la cité de l’architecture de Paris et j’ai été subjugué ». La Ville a donc fait appel au même commissaire, Emmanuel Bréon, pour mettre en place celle de Saint-Quentin. Comme le rappelle Marie-Laurence Maître, adjointe chargée de la culture, « l’Art-déco c’est aussi un art de vivre » et à Saint-Quentin, « il fait partie de notre quotidien ». Ce modèle architectural est indissociable des Années folles et aussi « de l’émancipation de la femme », selon Emmanuel Bréon. On peut ainsi voir dans l’exposition, Mistinguett ou ces femmes au look « garçonne », telles Louise Brooks, Hélène Boucher ou Susan Lenglen, dans des mises en scènes animées.

L’Art-déco n’étant pas seulement l’apanage des grandes maisons bourgeoises ou commerciales mais s’étant aussi décliné dans le milieu populaire notamment à travers le mobilier. « On va évoquer les habitants, les habitudes », poursuit Marie-Laurence Maître. L’exposition rend également hommage aux bâtiments de la ville à travers ses architectes, comme Urbain-Cassan, à qui l’on doit la gare ou Paul-Bigot créateur des tours pylônes sur le pont. L’Art-déco en Picardie est aussi évoqué ainsi que les grandes constructions à travers le monde comme à Chicago ou à Belgrade.

Avec cette exposition, Saint Quentin espère attirer les regards sur elle. « Je suis persuadé que nous réussirons une passionnante exposition qui aura beaucoup de succès et placera Saint-Quentin parmi les capitales de l’Art-déco », espère Emmanuel Bréon.

L’exposition regroupe des pièces uniques prêtées par les plus grands musées et des collectionneurs privés. Parmi les pièces étonnantes, des bouchons de radiateur d’automobile à l’effigie de star de l’époque comme Maurice Chevalier, Mistinguett ou Joséphine Baker.

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