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La Galerie W présente V.I.E. V.ideo I.mage E.volution

V.I.E. V.ideo I.mage E.volution

V.I.E. V.ideo I.mage E.volution inaugure la nouvelle Galerie W avec une dizaine d’artistes rassemblés autour de Nam June Paik.

V.I.E. V.ideo I.mage E.volution inaugure la nouvelle Galerie W, située au numéro 5 de la rue du Grenier-Saint-Lazare, et où du 28 mars au 8 mai 2018, une dizaine d’artistes seront rassemblés autour de Nam June Paik. Ces artistes sont : Catherine Ikam & Louis Fléri, Agnès Guillaume, Bill Viola, Almagul Menlibayeva, Yun Aiyoung, Fabrizio Plessi, Pierrick Sorin, Fabien Chalon, David Bersanetti, Ali Hossaini, Eduardo Gil. V.I.E., est une invitation au voyage au travers de films et de projections interactives.

Les artistes de V.I.E

Nam June Paik (Sister, 1989 – Casablanca, 1989)

Le fondateur de l’Art vidéo est l’arbre de vie autour duquel poussent ces nouveaux fruits, non plus suiveurs, mais autonomes. Ce génial prophète avait anticipé le culte de la télévision, son obsolescence, par son flux d’images ininterrompues, la communication globale simultanée de toutes les cultures en tout point du monde. Tout en détournant les images et la fonctionnalité de l’objet, il a mélangé la musique, la performance, les arts plastiques, l’écriture. Et ses fantasmes sont devenus les vecteurs de réflexions visuelles et auditives. Il a ouvert par ses portes multiples de bouddhiste en survoltage, le champ de tous les possibles, à des disciples fascinés par ses prédications.

Son robot géant Sister (1989), Golem asiatique plein d’ironie, fait office de matrice universelle, de prise multiple, véritable source d’énergie irradiante autour de laquelle vont s’étayer des branches variées, greffées sur les progrès des nouvelles technologies. Certains artistes vont privilégier leur recherche sur la condition humaine, ses origines, le rapport de l’homme à son prochain, à la nature par l’écologie et l’environnement. Au travers de métaphores universelles ou d’allégories, ils vont tenter de mettre en garde les spectateurs contre la perte du sens, la barbarie contemporaine, la tentation du repli sur soi que la multitude des propositions médiatiques a fini par confondre.

Catherine Ikam & Louis Fléri (Oscar, 2005 – Deep Kiss, 2007- Point Cloud Portraits, 2016) « Le visage qui me regarde m’affirme » (E. Levinas).

Ces plasticiens jouent des algorithmes et explorent avec leur clone Oscar le concept d’identité et d’apparence à l’âge électronique entre art interactif et art génératif.

Agnès Guillaume (Adam et Eve, 2012)

Agnès Guillaume réinvente le mythe de la Genèse, un nouvel Eden, avec un Adam et Eve à la peau noire. Elle nous fait pénétrer dans un conte où se croisent sur un double écran l’iconographie de la peinture humaniste et les rivages darwiniens de l’évolutionnisme.

Bill Viola (The Tempest, étude pour The Raft, 2005)

Le futur s’obscurcit avec le radeau de Bill Viola (The Tempest, étude pour the Raft, 2005) sorte de déluge biblique à la Géricault. Des hommes et des femmes, disposés dans une frise classique, sont devenus les nouveaux damnés que la rupture de la communication a réduits à l’isolement. Une tempête s’abat sur eux, menace de les engloutir. Ce déchaînement des éléments naturels, s’il les laisse échoués et désespérés, les réveille aussi de leur hébétude morale et ravive leur humanité. Il redonne à ses personnages le sens du devoir, la générosité, l’empathie et la solidarité. Dans un souffle romantique quasi chrétien, Viola propose ainsi une métaphore de l’expérience collective qu’un désastre climatique ou des actes de guerre parviennent à transformer.

Almagul Menlibayeva (Steppen Baroque, 2002 – Apa, 2003 – On the road, 2007)

Les vidéos chamanistes de la kazakhe Almagul Menlibayeva dénoncent les dégâts culturels et écologiques infligés à l’Asie Centrale par l’ancienne URSS.

Yun Aiyoung (Onde de lumière, 2016). 

L’artiste coréenne Yun Aiyoung émerveille dans des installations multimédia par des jardins poétiques et enchantés. L’énergie de l’eau et de la lumière, nous conduisent vers une méditation où scintillent les amandiers en fleurs et les pierres habitées.

Fabrizio Plessi (Materia Prima, 1989). Véritable alchimiste vénitien, Fabrizio Plessi utilise les forces de la nature, les éléments telluriques, l’eau comme une énergie primaire, en les fusionnant avec la vidéo. Materia prima œuvre comme une création du monde, un volcan de pierre, d’où surgit comme l’œuf originel, un moniteur de télévision muet.

Pierrick Sorin (Hommage à Jacques Tati, 2010 – Chorégraphie aux savonnettes, 2014 Le peintre derrière la porte, 1992). Tour à tour vidéaste, scénographe et metteur en scène, nous livre un auto-filmage dans des théâtres optiques. Transformé en anti-héros, il procrastinise dans des gags désopilants où il conjugue l’absurde et le désir érotique.

Fabien Chalon (La bouche d’Irène, 2003 – Mr Anselin, 2003 – Where does light go?, 2017) orchestre des opéras minutieux pour des machines célibataires, poétiques et mécaniques. Ses théâtres miniatures rappellent le temps de l’illusionniste Houdin et inventent pour nous des jeux enfantins, mélancoliques, dans un monde clos sur lui-même, un labyrinthe, un château kafkaïen.

David Bersanetti (Fan of you, 2011) Fan of you, tel un haïku japonais, est un poème visuel du scénographe. La mise en scène d’une fiction surréaliste, l’illusion d’un oiseau suspendu dans les airs.

Ali Hossaini (4Monkeys, 2007 – Ouroboros, 2010) nous livre une expérience rythmique et interactive où l’image, sortie d’un état préverbal, se construit sur l’écran de manière spontanée et associe des combinaisons mathématiques à l’infini.

Eduardo Gil (Showtime, 2018) fixe une caméra vidéo sur un danseur de hip-hop qui livre une performance dans le métro et enregistre ses mouvements.

Eric Landau et Isabelle Euverte, accompagnés des galeristes Albert Benamou et Véronique Maxé et du regard singulier de leur ami Martin Liu, sont ensemble les chefs d’orchestre de cette exposition.

V.I.E. V.ideo I.mage E.volution
Exposition du 28 mars au 8 mai 2018

Galerie W
5 rue du Grenier-Saint-Lazare
75003 Paris

https://www.galeriew.com/

  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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