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La galerie De Jonckheere s’ouvre à Monaco

De-Jonckheere- Alexander Calder, 1898 Lawnton - New York 1976 Deux horizontales et neuf verticales, 1956, Tôle, fil de fer et peinture : 48,3 x 152,4 x 38,7 cm

La galerie De Jonckheere inaugurera le jeudi 22 juin prochain son nouvel espace à Monaco avec l’exposition  intitulée « Rencontre de Maîtres » qui  réunira des œuvres majeures de maîtres anciens et modernes.

Fondée en 1976, la galerie De Jonckheere est la référence de la peinture flamande des XVIe et XVIIe siècles. Depuis 2012, la galerie accompagne aussi ses collectionneurs sur les traces des grands maîtres de l’art moderne. Dans cette dynamique, elle ouvre les portes d’un nouvel espace à Monaco le jeudi 22 juin 2017, avenue Princesse Grace. Fréquentée et influente, la cité monégasque tient aujourd’hui un rôle important parmi les places artistiques internationales.

L’étude approfondie des oeuvres sélectionnées par De Jonckheere et l’énergie mise en oeuvre pour déceler les plus belles oeuvres du marché ont permis à la galerie d’asseoir sa réputation et son expertise des grands maîtres flamands depuis quarante ans. Parallèlement, son goût pour la peinture des grands maîtres de l’art moderne a progressivement mené la galerie à étendre son activité avec le même engagement.

À l’image des nouvelles générations de collectionneurs, De Jonckheere s’inscrit dans une démarche évolutive de l’histoire : celle d’accompagner les amateurs dans l’enrichissement de leurs collections par des oeuvres d’exception. L’inauguration d’un nouvel espace à Monaco marque cet élan, soutenu par l’arrivée de la nouvelle génération De Jonckheere. Dans un espace d’envergure, la galerie proposera un cycle de trois expositions annuelles qui mêleront leur expertise de l’art flamand à celle de l’art moderne en un seul lieu, au coeur du paysage culturel monégasque.

L’exposition inaugurale intitulée « Rencontre de Maîtres » réunit des oeuvres majeures de maîtres anciens et modernes. Les compositions des suiveurs et émules du peintre Jérôme Bosch, parmi lesquels la dynastie Brueghel, Lucas Cranach Le Jeune, Abel Grimmer, Jan Van Kessel, Herri Met de Bles, Frans Snyders, Peeter Snyers, Isaak Soreau, Adriaen Van Stalbempt, David Teniers, Louis de Caullery, Francesco Guardi et Corneille de Lyon côtoieront les chefs-d’oeuvres des maîtres modernes tels que René Magritte, Alexander Calder, Lucio Fontana, Jean Dubuffet, Nicolas De Staël ou encore Enrico Castellani.

Des scènes religieuses aux scènes rurales et célébrations traditionnelles, la diversité des sujets et des styles de la peinture flamande des XVIe et XVIIe siècles sont de parfaites illustrations de la vie dans les Pays-Bas méridionaux de l’époque. La richesse des détails et du vocabulaire pictural des tableaux exposés sont révélateurs de la modernité de cette peinture. Face à ces grands maîtres de l’art flamand, De Jonckheere expose une sélection de ses dernières plus belles acquisitions d’art moderne, où Lucio Fontana sera mis à l’honneur avec plusieurs exemples de Concetto Spaziale, et des pièces inédites d’un artiste incontournable du Surréalisme, René Magritte.

Photo : Alexander Calder, 1898 Lawnton – New York 1976 – Deux horizontales et neuf verticales, 1956, Tôle, fil de fer et peinture : 48,3 x 152,4 x 38,7 cm

Questions à Georges De Jonckheere :

« Les collectionneurs veulent de l’unique, de l’atypique, des oeuvres modernes par leur sujet : Jérôme Bosch en est un très bon exemple, Les Tentations de Saint-Antoine étaient surréalistes avant l’heure ! » Georges De Jonckheere

La galerie De Jonckheere célèbre ses 40 ans et inaugure le 22 juin 2017 un nouvel espace à Monaco avec « Rencontre de Maîtres ». Quelle sera cette première exposition ?

Georges De Jonckheere : L’exposition inaugurale sera composée d’un ensemble d’oeuvres modernes et anciennes qui fera bien sûr la part belle à notre expertise principale, à savoir la peinture flamande des XVIe et XVIIe siècles. Seront présentées les plus grandes signatures, fortes de nos quarante ans d’expertise : la dynastie Brueghel bien entendu mais aussi Cranach, Grimmer, Kessel, Teniers, Soreau… En modernes, nous présenterons nos dernières plus belles acquisitions de maîtres tels que Calder, Castellani, Magritte, De Staël ou encore Fontana. L’espace de la galerie permet une présentation en deux parties : l’une consacrée aux oeuvres modernes, visible de la rue, l’autre, plus protégée, réservée aux chefs d’oeuvres de la peinture flamande.

Quelle est pour vous l’évolution de la portée de la peinture flamande des XVIe et XVIIe siècles à la lumière de ces quarante années d’expertise?

GDJ : Au cours de ces 40 dernières années, nous avons constaté un vrai tournant dans le monde de l’art, contemporain notamment. La peinture flamande n’a pas connu les mêmes accélérations. Elle est restée stable, elle est toujours une vraie référence qui continue de fasciner historiens de l’art, galeristes et collectionneurs. Cet intérêt est soutenu par une forte fréquentation d’ expositions de très haut niveau telles que celle des 500 ans de la disparition de Jérôme Bosch au musée du Prado à Madrid ou encore dernièrement, l’engouement suscité par Vermeer au Louvre.

Quelle est pour vous l’évolution du regard des collectionneurs sur ces oeuvres ?

Les références, Brueghel, Grimmer, Cranach, restent des valeurs sûres. Cependant, il est vrai que le comportement des collectionneurs a quelque peu changé. Ils veulent de l’unique, de l’atypique, des oeuvres modernes par leur sujet : Jérôme Bosch en est un très bon exemple, Les Tentations de Saint-Antoine étaient « surréalistes » avant l’heure !

GDJ : Ces nouvelles manières de collectionner donnent un nouvel élan à notre secteur. Le collectionneur a un oeil beaucoup plus hétéroclite. Grâce à Internet notamment qui incite à cette diversité de goûts, une signature de la peinture flamande devient presque indispensable aujourd’hui dans les grandes collections. Nos collectionneurs nous sont aussi restés très fidèles. Ceux qui sont attachés à la peinture flamande et qui la connaissent, s’amusent à la déchiffrer, à faire des liens entre les oeuvres et en tirent l’envie et la satisfaction de renouveler souvent leur collection. Recherchant la rareté et l’excellence, les collectionneurs sont aussi devenus plus exigeants, et cela est un challenge stimulant pour nous.

Votre frère François s’est attaché aux maîtres de l’art moderne, qu’il collectionne également. Aujourd’hui vous avez élargi votre activité à cette période de l’histoire de l’art. Quelles sont vos ambitions ?

GDJ : Tout d’abord, nous venons de Belgique. Nous avons grandi avec Magritte autour de nous ! Nous avons été les premiers spectateurs des changements évoqués précédemment par rapport aux différentes manières de collectionner des oeuvres. Plus libérées, ouvertes à toutes les périodes de l’histoire de l’art sans a priori. Nous voyions déjà il y a quelques années, les collectionneurs de Brueghel se prendre de passion pour un Fontana. Dans cette logique, il était aussi naturel pour nous de suivre nos instincts et notre affection pour l’art moderne sans se limiter à notre expertise principale, toujours avec les mêmes critères et exigences de qualité qui ont fait notre réputation. Aujourd’hui, avec le nouvel espace de Monaco, adapté à ces deux facettes de notre expertise que nous défendons pleinement, nous sommes heureux de pouvoir faire coexister ces deux périodes au sein d’une même maison.

Georges De Jonckheere

Georges De Jonckheere

Lucas Cranach Le Jeune, 1515 Wittenberg - Weimar 1586 Lucrèce, panneau : 77,3 x 53 cm

Lucas Cranach Le Jeune, 1515 Wittenberg – Weimar 1586 – Lucrèce, panneau : 77,3 x 53 cm

Questions à François De Jonckheere :

« La première fois que De Jonckheere a exposé des oeuvres modernes c’était à la Biennale des Antiquaires de Paris en 2012. Une période où nous avons vraiment ressenti une volonté d’ouverture et de renouveau. » François De Jonckheere

François, vous collectionnez des tableaux d’art moderne depuis de nombreuses années et avez ouvert le champ d’expertise de la galerie à cette période. Expliquez-nous ?

FDJ : La première fois que De Jonckheere a exposé des oeuvres modernes c’était à la Biennale des Antiquaires de Paris en 2012. Nous sentions une évolution dans notre milieu. Il y avait autour de nous toute une mouvance, une émulation, avec nos confrères. C’est une période où nous avons vraiment ressenti une volonté d’ouverture et de renouveau. De fil en aiguille, cela a été intégré à nos expositions d’art flamand, mais toujours dans le souci de les associer sans créer de fracture. Tout cela s’est passé très naturellement.

Vous adressez-vous ainsi à de nouveaux collectionneurs ou pensez-vous faire évoluer votre clientèle déjà bien établie ?

FDJ : Bien sûr, cela nous permet de nous adresser à de nouveaux collectionneurs, cela n’est pas antinomique. Nombre de nos collectionneurs d’art flamand collectionnent aussi de l’art moderne aujourd’hui.

Lucio Fontana

Lucio Fontana, 1899 Rosario Sana Fé - Varese 1968 - Conceto Spaziale, Attese, toile : 55 x 46 cm

Lucio Fontana, 1899 Rosario Sana Fé – Varese 1968 – Conceto Spaziale, Attese, toile : 55 x 46 cm

Questions à Laura De Jonckheere :

« Ce qui me tient à coeur, c’est avant tout la transmission de l’art ancien aux jeunes amateurs. Montrer que l’ancien peut être moderne, que l’ancien n’est pas poussiéreux et le rendre séduisant. C’est là qu’est notre force en tant que nouvelle génération. » Laura De Jonckheere

De Jonckheere est avant tout une histoire de famille. Aux côtés de votre père Georges, de votre oncle François, les fondateurs, vous êtes aujourd’hui pleinement investie. Quelle vision avez-vous du marché que vous défendez ?

LDJ : Je me sens très privilégiée d’arriver dans une galerie qui a autant d’histoire. En même temps il reste aussi beaucoup à faire et ce qui me tient à coeur, c’est avant tout la transmission de l’art ancien aux jeunes amateurs. Montrer que l’ancien peut être moderne, que l’ancien n’est pas poussiéreux et le rendre séduisant. C’est là qu’est notre force en tant que nouvelle génération.

L’autre grand chantier est d’enterrer l’idée reçue que l’art ancien est inaccessible. Il est possible d’acquérir une toile de maître du XVIe siècle à un prix raisonnable. Cette idée fausse est souvent associée à des discours trop théorisés, cloisonnés, qu’il faut revoir pour transmettre ce qu’est réellement l’art flamand et défendre sa place encore aujourd’hui.

Comment voyez-vous l’évolution de l’expertise et de l’offre de De Jonckheere dans les années à venir ?

LDJ : L’expertise de la peinture flamande alliée à celle de l’art moderne, ce nouvel espace à Monaco, sont des projets extrêmement stimulants pour nous. Cet espace monégasque va nous permettre de programmer trois expositions annuelles à des moments clefs. Nous aimerions penser des expositions thématiques et dynamiser notre activité. Nous sommes aussi ouverts à tout ce qui se passe autour de nous et souhaiterions que la galerie soit aussi un espace culturel, ouvert aux rencontres, aux discussions et dialogues avec le public et participer à la vie culturelle de Monaco.

Vous avez fait la rencontre de Philippe Pastor, artiste monégasque, en 2016 et exposez depuis, plusieurs de ses oeuvres sur les foires et dans vos expositions annuelles. Pouvez-vous nous en dire plus sur cette collaboration inédite avec un artiste contemporain ?

LDJ : La première fois que j’ai rendu visite à Philippe l’été 2016, dans son atelier et résidence, je me rappelle avoir été complètement absorbée par son univers et sous le charme de l’artiste. De plus, avoir la liberté de fouiller dans les archives, d’assister à la conception d’une oeuvre et de partager ces moments clefs à la création étaient une première pour moi, n’ayant jamais collaboré avec un artiste vivant auparavant ! Je dois saluer la grande générosité de coeur et d’esprit de Philippe qui a pris le temps de me livrer et déchiffrer les messages parfois cachés de ses toiles. Ce fut l’occasion de discussions passionnantes. Avec toujours ce rapport à la nature, la terre et notre environnement.

Ces échanges ont été extrêmement riches et très authentiques. Nous nous sommes tout de suite bien entendus et dès la rentrée en octobre nous avons exposé ses toiles au PAD de Londres. Extrêmement bien accueillies, ce fut un départ encourageant qui donne lieu aujourd’hui à une belle collaboration. Philippe Pastor est né en 1961 à Monaco. Il travaille entre Monaco et l’Espagne.

Philippe Pastor, 1961 Monaco Bleu monochrome (12 078 BM), 2012, 162 x 130 cm

Philippe Pastor, 1961 Monaco – Bleu monochrome (12 078 BM), 2012, 162 x 130 cm

René Magritte, Lessines 1898 – 1967 Bruxelles Shéhérazade, 16,7 x 12,7 cm

René Magritte, Lessines 1898 – 1967 Bruxelles – Shéhérazade, 16,7 x 12,7 cm

Informations pratiques :

  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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