Joseph-Félix Bouchor Peintre de la Grande Guerre

Joseph-Félix Bouchor

Outre des photographes et cameramans, la Grande Guerre a été immortalisée grâce à des peintres tel Joseph-Félix Bouchor auquel le musée Danicourt rend hommage en exposant ses œuvres jusqu’au 20 décembre 2015. Nommé peintre du musée de l’armée en 1914, mais trop âgé pour être engagé, c’est vêtu d’un uniforme qu’ il a sillonné le front, décrivant de quoi en était fait son quotidien, laissant ainsi un témoignage saisissant, riche et touchant de la Grande Guerre, des soldats aux champs de bataille et de la vie en deuxième ligne.

Ici, point de propagande, mais une peinture de documentaire comme un photographe de guerre. Après l’Armistice, Joseph-Félix Bouchor a offert des centaines d’oeuvres à plusieurs musées picards. Elève de l’école des Beaux-Arts de Paris, il fut médaillé aux Expositions Universelles de 1889 et 1900, puis nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1910, et officier en 1921.

Outre ses peintures orientalistes conservées au musée du Noyonnais à Noyon, ses peintures consacrées à la Bretagne au musée de Vannes, ses œuvres normandes à la mairie de Freneuse et ses peintures marocaines conservées au musée d’Orsay, plusieurs œuvres relatives à la Première Guerre mondiale sont conservées au musée national de la Coopération franco-américaine à Blérancourt, ainsi que seize tableaux au musée de l’Armée à Paris.

Parallèlement, à l’ Historial de Péronne, se prolonge jusqu’au 31 mars 2016 l’exposition des « gueules cassées ». Y sont évoqués les combattants défigurés de la Première Guerre mondiale et l’évolution des pratiques médicales. Sur la thématique de la défiguration, l’exposition « Face à Face » raconte la naissance de la chirurgie maxillo faciale en 1914, les chirurgiens tentant de reconstruire les visages.

Les portraits des Gueules cassées, ces hommes grièvement blessés qui ont laissé au combat une partie de leur visage sont toujours aussi glaçants et insoutenables, preuves vivantes de la violence extrême du conflit. L’expression « gueules cassées » a été inventée par le colonel Picot, le premier président de l’Union des Blessés de la Face et de la Tête, et le commissaire de l’exposition n’est autre que l’auteur de la première greffe de visage en 2005, le Professeur Bernard Devauchelle du CHU d’Amiens.

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