Johan Barthold Jongkind, père de l’impressionnisme

J.B. Jongkind

Alors que le festival Normandie Impressionniste débutera l’été prochain, le musée des beaux-arts de Saint-Lô présente en avant goût, du 1er octobre au 20 décembre de 2015, une exposition consacrée à un artiste majeur et pourtant méconnu voire quelque peu oublié, Johan Barthold Jongkind.

Aquarelles, dessins, eaux-fortes, peintures à l’huile… Les soixante-quinze oeuvres rassemblées, permettent de découvrir l’influence, pratiquement jamais montrée de Jongkind sur les jeunes impressionnistes. Des lettres manuscrites et des photographies complètent le portrait de l’homme et de l’artiste. Né en 1819 aux Pays-Bas, Johan Barthold Jongkind passe la plus grande partie de sa vie en France. Aquarelliste et graveur, il s’installe en Normandie où il tombe sous le charme d’Honfleur. Ses oeuvres laissent une empreinte indélébile sur les artistes français du XIXe siècle. Manet, Monet, Boudin ou encore Courbet s’inscrivent dans ses pas novateurs.

Provenant en grande partie de collections privées, certaines de ces oeuvres n’ont pas été exposées depuis vingt ans. Pour la première fois en France sont exposées une aquarelle de Londres, datée de septembre 1853 et qui démontre que Jongkind, invité par son ami John Burley Waring, a bien honoré l’invitation et s’est rendu à Londres, ce voyage ayant été pendant longtemps un sujet de doute ou même de déni auprès des spécialistes de Jongkind, et une aquarelle d’Avignon, datée de septembre 1873. À leurs côtés, on peut admirer l’aquarelle que Jongkind a dédicacée à Émile Zola pour le remercier de son article élogieux paru dans La Cloche en janvier 1872.

Est également présente une huile de chacun de ses maîtres, Andreas Schelfhout et Eugène Isabey, de son ami Eugène Boudin et de sa compagne Joséphine Fesser. Considéré comme l’un des précurseurs de l’impressionnisme, Jongkind ouvre véritablement la voie à ce mouvement pictural « Monet, Boudin on dit que c’était grâce à lui qu’ils avaient compris comment peindre les paysages », raconte Robert Blaizeau, directeur de musée de Saint-Lô. Fin observateur de la nature et des paysages, Claude Monet lui rendit hommage dans une lettre. « C’est un artiste qui n’est pas assez valorisé et qui pourtant a eu son heure de gloire », explique Valentin Goëthals, conseiller municipal délégué au patrimoine et aux musées de Saint-Lô. Une bien belle exposition en guise d’hommage au père de l’impressionnisme.

Informations pratiques

Moulins près de Rotterdam
J.B. Jongkind – Moulins près de Rotterdam, (1857), Rijksmuseum, Amsterdam.

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