0

Jeune Création 2012, exposition internationale d’art contemporain

Sélectionnés parmi plus de 2000 dossiers, Jeune Création 2012, exposition internationale d’art contemporain, vous invite à découvrir jusqu’au 11 novembre 2012, les propositions artistiques d’une soixantaine de jeunes artistes français et étrangers. Beaucoup de domaines tels que la peinture, la sculpture, la photo, le dessin, la vidéo, des installations et des performances sont pendant une semaine, à la portée de vos yeux. Véritable vivier d’artiste, Jeune Création, est le rendez-vous à ne pas manquer, un véritable lieu d’échange et de rencontres, tant pour les professionnels, que pour les amateurs.

Pour rappel  : Jeune Création est une association d’artistes qui a pour vocation de promouvoir la création plastique actuelle. Héritière de Jeune Peinture, créée dès 1949 à l’initiative de Paul Rebeyrolle (1926-2005), l’association devient Jeune Création en 1999. Le prix Jeunes Créations, le Prix Boesner ainsi qu’un prix Résidence sont remis par un jury de professionnels.

Lors de la visite de presse, Jeune Création était encore en chantier, en train de s’installer ce qui donnait à l’endroit un air de liberté et de  fort dynamisme. Mais toutes les oeuvres n’étaient pas encore toutes visibles et un volume sonore très important, n’a pas toujours facilité notre accès aux artistes. Quoi qu’il en soit, beaucoup de diversité dans les styles, de recherches dans les techniques et beaucoup de patience dans la création et la construction des oeuvres proposées,  nous ont donné une véritable envie sur celles-ci, d’en savoir davantage.

L’idée du voyage et l’idée de d’emmener le visiteur en voyage est là, comme notamment  dans le travail Giulia Grossmann et de Coraline de Chiara. Alors bien sûr, pas de vous conduire dans n’importe lequel voyage, mais de vous transporter dans des voyages parcours d’enrichissement de vies. Des voyages parcours vous amenant à la réflexion et au plaisir de la découverte de nouveaux univers, de nouvelles contrées. Pour Jeune Création, Giulia Grossmann, réalisatrice, présente l’état de son repérage (Peak expérience) en forme d’enquête ethnographique : photographies, documents et objets récoltés. Giulia Grossmann construit une démarche qui se caractérise par l’indécision revendiquée entre approche documentaire et mise en scène. Ses films récents témoignent d’un intérêt marqué pour le documentaire ethnographique.

Coraline de Chiara dit : « Lorsque je reviens à Paris, je cherche en vain une sorte de chimère qui pourrait exprimer mon expérience de la marche, la contemplation de la nature et l’absence. Je cherche un signe du hasard ou un fait. Je découvre que le peintre romantique Kaspar David Friedrich est né le 5 septembre, tout comme le chanteur Freddie Mercury le chanteur du groupe Queen aujourd’hui décédé. J’ai trouvé ma chimère ».

Gaël Bonnefon est dans l’argentique, dans la recherche de lumières, et de luminosités, qui  doivent aller dans le sens du tragique. Il aime décrire un monde crépusculaire mais où la nuit ne doit jamais venir. Il fait ses photographies avec de petits appareils compacts,  puis joue avec les pellicules, avec les bains. Il n’y a pas de mise en scène, juste un savant dosage de flash pour que ces images pètent là où il faut et aient  la tonalité voulue. Il préfère les ciels laiteux et la saturation des couleurs, les clairs-obscurs.

D’autre comme Jérémie Setton, vous casse la tête, bien évidement dans le bon sens du terme. Son idée et de vous faire jouer avec l’ombre, la lumière et les couleurs. L’ombre dit il, est à la fois couleur et profondeur. De fait, il vous invite dans son univers. Sans artifice, avec de l’éclairage du quotidien et le matériel de peintre, il agit sur les couleurs et un peu sur les perspective . L’idée étant de vous faire découvrir son monde, un monde qui se situe pour lui entre réalité et représentation.

Jean Baptiste Caron, Prix BOESNER 2012 quant à lui déclare  » J’aborde l’art comme un territoire du transitoire, vecteur de progression, de transformation, capable de passer d’un état à un autre, d’opérer une forme de glissement d’une réalité à une autre à la conquête d’un enchantement du banal, où l’émerveillement de l’instant se doit d’être entretenu. Je reste en perpétuel questionnement face à la complexité des différentes manifestations qui nous entourent, au sens large du terme. Il s’agit de créer des univers singuliers en résonance avec le monde, environnant, concevoir des micro-utopies, de l’ordre du presque rien. » A la recherche d’un point d’équilibre susceptible de le soustraire à la gravité Jean Baptiste Caron  interroge les lois de la physique où mé-caniques relatives aux notions de pesanteur, d’impesanteur de lévitation. Tout un fabuleux programme qu’il résume  dans le volume sphérique de « Mécanique du vivant » .

Claire Chesnier  travaille sur la fragilité des matières, sur le temps, sur la couche, sur le blanc, sur la lumière, sur le pigment. Elle construit un équilibre entre la couleur et son support le papier,  pour qu’en finalité,  goutte après goutte, sa création prenne forme, prenne vie. Elle appelle « re-voilement » ces va-et-vient qui ralentissent la chute des pigments sur le blanc de la page. Puis à la lumière du jour Claire Chesnier vous invite  à  regarder, à découvrir sa composition.

Jean Baptiste Lenglet mise sur la création de situation. Ayant pour point de départ le cinéma expérimental, il a progressivement évolué, allant de la vidéo vers la peinture, en passant par le collage et l’assemblage. The Space Projector, l’oeuvre qu’il nous propose ici, est fait de  bois, de peinture acrylique, de plâtre, de miroirs, de plaque de verre avec film sans tain, de linoléum, d’un tréteaux en métal, d’un moniteur tv. Jean Baptiste Lenglet indique que son « Space Pojector » fonctionne comme un amplificateur visuel, un système de diffusion qui possède aussi une dimension sculpturale. Passionné par sa création Jean Baptiste Lenglet, nous raconte dans l’interview toute l’idée et  l’intensité de sa création.

Il était malheureusement impossible d’aller voir et d’interviewer tous les artistes présents. Mais toujours sur l’idée du voyage, mais pas que cela, l’oeuvre de Marcos Avila Forero est la création à ne surtout pas ratée. Forte, intelligente, créative, celle-ci  navigue entre plusieurs supports de création, le plâtre et la vidéo, et plusieurs rivages situés entre la vie et la liberté de vivre. Cette oeuvre,  plus qu’aucune autre pourrait-on dire, raconte un périple et est à elle seule un périple, tant la façon de la produire, de la mettre en scène, de la faire voyager est incroyable. L’idée de créer des bateaux pour raconter une galère d’hommes ou plutôt l’histoire d’hommes en galère est d’une génialité et d’une audace incroyable. Faire voyager une oeuvre pour de vrai, sur la route, dans un espace où la liberté est des plus surveillée, en y laissant sa marque, et tout en relatant l’un des principaux parcours de l’immigration clandestines au Maroc est sans aucun doute un vrai tour de force. Le projet Cayuco, nom donné par Marcos Avila Forero à son odyssée est aussi une autre manière d’utiliser et d’envisager la création dans le cheminement de l’homme, de l’homme qui est,  comme le dit l’artiste, son principal personnage. Notre coup de coeur  de Jeune Création 2012 !

La liste des 62 artistes sélectionnés présent sur Jeune Création :

Emilien Adage / Carla Andrade / Mathieu Arbez / Marcos Avila Forero / Luc Barrovecchio / Vincent Betbeze / Minia Biabiany / Loïc Blairon / Pierre- Yves Boisramé / Gaël Bonnefon / Antoine Carbonne / Jean-Baptiste Caron / Delphine Chapuis-Schmitz / Claire Chesnier / Frédérique Chupin / Julien Creuzet / Coraline de Chiara / Delphine de Luppé / Bertrand Derel / Sarah Duby / Charles-Henry Fertin / Régis Feugère / Yifat Gat / Benoît Géhanne / Samuel Gratacap / Giulia Grossmann / Fritz Horstman / Pinling Huang / Elodie Huet / Gabriel Jones / Michaël Jourdet / Nicolas Koch / Hayoun Kwon / Gabriel Léger / Jean-Baptiste Lenglet / Pier Francesco Lerose / Sabrina Lestarquit / Gaia Light / Julien Lombardi / Colombe Marcasiano / Irwin Marchal / Laurent Mareschal / Audrey Martin / Sylvie Mas / Kévin Monot / Hélène Moreau / Marie Morel / Mohamed Namou / José Olano / Yeojoo Park / Serge Payen / Jérôme Pierre / Enrique Ramirez / Alice Schÿller Mallet / Hye-Soon Seo / Jérémie Setton / Jonathan Sitthiphonh / Annick Tal / Kirill Ukolov / Florian Viel / Laure Vigna / Noah Wiegand.

Reportage « Jeune  Création »


Écuries du Centquatre

  • 5 rue Curial 75019 Paris
  • jeunecreation.org
  • Nocturnes les mercredi 7 et vendredi 9 novembre jusqu’à 21h et le samedi 10 novembre jusqu’à 23h
    Fermé le lundi 5 novembre
Partager :
  • googleplus
  • linkedin
  • rss
  • pinterest
  • mail

Rédigé par : admin

artsixMic l'information en continu

Ne manquez plus notre Newsletter !