« J’ai de la chance » une pièce de et avec Laurence Masliah

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Germaine, une grand-mère qui racontait des histoires à sa petite fille qui les entendait sans les écouter……Natasha, une petite fille qui à la mort de sa grand-mère regrette le temps passé et se plonge à corps perdu dans les souvenirs de cette vieille dame, pour la retrouver, la comprendre et apprendre à  la connaître vraiment. Voici la trame sur laquelle repose la  pièce de Laurence Masliah « J’ai de la chance ». Natasha écrit une « docu-fiction » sur cette grand-mère pour savoir ce qu’était cette fameuse chance qu’elle revendiquait sans cesse ; en trouvant les cahiers de notes rédigées par Germaine, elle va découvrir cette jeune femme juive que la guerre va transformer en agent de liaison entre les enfants juifs cachés et cette seconde famille qu’était pour eux la maison de Moissac.

« Moissac, c’était une maison d’enfants un peu spéciale, parce que Shatta était spéciale. Moissac, c’était une forteresse de la joie, qui nous protégeait des menaces. Et surtout, c’était une vraie famille. Il y avait deux choses primordiales: nourrir tout le monde, et qu’aucun enfant ne soit déporté. Ça a marché ! Mais nourrir 150 gosses en pleine guerre, ce n’est pas rien! Ça demande une organisation et des moyens énormes, et sans l’aide de la population, tout cela aurait été impossible. »

Natasha découvre une Germaine pleine d’humour, émouvante, coquette et coquine, amoureuse des mots, du français qu’elle se plaît à mettre sous forme d’alexandrins, une Germaine qui peu à peu va perdre ses souvenirs jusqu’à tout oublier, rattrapée par la maladie d’Alzheimer, une Germaine dont  Natasha est fière d’avoir fait revivre les souvenirs et qui se dit désormais à son tour : « J’ai de la chance ».

Rédigée d’après les souvenirs des parents de Laurence Masliah qui avaient séjourné à Moissac durant la guerre, cette pièce repose sur des faits véridiques, ce qui donne au personnage de Germaine toute sa profondeur et sa sincérité teintée d’émotion.

Une pièce qui revêt la forme d’un hommage envers ceux qui ne sont plus là, une pièce qui se veut une transmission de l’histoire et un respect des souvenirs et de la mémoire, afin que les générations plus jeunes apprennent et n’oublient jamais leurs racines et comprennent aussi que la vie d’une vieille dame est non seulement faite de souvenirs mais également de joies et de beaucoup d’amour.

  • Avec la collaboration de Marina Tomé
  • Dramaturgie Mariette Navarro
  • Mise en scène Patrick Haggiag

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  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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