H2O de Iglika Christova dans le dévoilement de l’intimité cellulaire d’une goutte d’eau

Iglika Christova

l’exposition H2O de Iglika Christova met en scène l’intimité cellulaire d’une goutte d’eau prélevée du lac de Vincennes.

Plasticienne à la double nationalité française et bulgare, Iglika Christova vit à Paris. Son sujet de recherche ayant pour titre Dessin élargi et microscopie : une pollinisation réciproque sous la direction de Sandrine Morsillo propose une réflexion tant plastique que théorique sur l’impact du microcosme dans le processus créatif. S’inscrivant dans une recherche transversale entre l’art et la science, Iglika Christova collabore avec différents acteurs de la recherche scientifique. Son travail s’articule principalement autour du dessin en tant qu’outil expérimental qu’elle décline sur divers supports : installations, projections, vidéos…

Dessin et microscopie : une pollinisation réciproque…

Labéllisée par la COP22 et élaborée en collaboration avec le biologiste Gilles Carpentier l’exposition H2O met en scène l’intimité cellulaire d’une goutte d’eau prélevée du lac de Vincennes. Dans cette exploration transversale de l’infiniment petit, le dessin s’emploie à « poétiser » l’image de microscopie l’extrayant de son contexte scientifique initial afin de l’appréhender comme image « existentielle » universelle et récit intime interrogeant notre rapport à la nature en tant qu’organisme vivant dont l’équilibre est souvent menacé par les activités humaines. Se greffant sur les images de microscopie d’une goutte d’eau dévoilant un bouillonnement étonnant de vie à travers toute une faune de micro-organismes, le dessin s’articule autour de situations visuelles où l’espace d’exposition est appréhendé comme un terrain de jeu pour l’immersion du spectateur dans le monde du microcosme. Dans le contexte actuel de changement climatique qui semble avoir des répercutions sur la disponibilité et la répartition des ressources en eau, ce dialogue transversal entre le geste artistique et l’image scientifique met l’accent sur la préciosité de cet élément vital…

« Une goutte d’eau puissante suffit pour créer un monde et pour dissoudre la nuit. Pour rêver la puissance, il n’est besoin que d’une goutte d’eau imaginée en profondeur. L’eau ainsi dynamisée est un germe ; elle donne à la vie un essors inépuisable. » Gaston Bachelard

Photo : Iglika Christova Germe 1, 2016, dessin à l’encre sur images de microscopie ; transfiguration et dévoilement de l’intimité cellulaire d’une goute d’eau. Impression sur verre, dimensions variables, 2016. Crédit photo de l’artiste.

Informations pratiques :

  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

  • Voir les commentaires : (0)

Publicité

Vous pourriez aussi aimer ?

Luc Delahaye

Luc Delahaye à la Galerie Nathalie Obadia

Luc Delahaye continue sa réflexion sur la représentation de la condition de l'homme dans ...