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Graffiti Art au Château Labottière

Graffiti Art - Château Labottière

Graffiti Art, tableaux de légende  : les premiers tableaux réalisés en atelier dans les années 1970 à 1990

Les amoureux des graffitis seront enchantés de découvrir au Château Labottière, Institut Culturel Bernard Magrez, les premiers tableaux réalisés en atelier dans les années 1970 à 1990, par les plus grands Maîtres du Graffiti, grâce à l’exposition de la Collection Gallizia.

Le fond Gallizia, un des plus grands au monde, est constitué de plusieurs collections, dont principalement la « Collection Vintage » et la « Collection Amour ». La « Collection Amour » est, dans l’histoire, la seule commande faite à des artistes internationaux, avec une unité de lieu, de thème et de format, pour mieux mettre en évidence la variété de styles et servir de panorama à la création contemporaine en ce domaine. La « Collection Vintage », la plus fortement représentée dans cette exposition, offre une rétrospective de cet art depuis ses débuts en 1970 au travers de rares toiles d’époque, parfois les premières de ces Maîtres de la bombe aérosol.

En effet, c’est depuis les années 1970 que les artistes graffiti produisent en atelier des toiles élaborées, à partir d’esquisses longuement travaillées, loin du tag et du Street art avec lesquels on les confond parfois.

Exposés en galerie depuis 1972, puis écartés de la scène après 1983, les courants successifs de ce mouvement pictural, des premiers graffiti naïfs, aux styles élaborés allant de la figuration jusqu’à l’abstraction des grands maîtres américains et français, se trouvent ici réunis. Une mise en lumière unique permettant de découvrir les artistes fondateurs, peu connus du public, car sous-représentés dans un marché de l’Art trop récent à travers des tableaux de légende, peu nombreux à être conservés et pour la plupart inédits, signés Coco, Blade, Dondi, Rammellzee, Crash, Aone, Toxic, Lee, Lady Pink, Zéphyr, Daze, Zlotykamien, Bando, Jayone, JonOne et bien d’autres.

L’exposition mettra en valeur les quatre sujets que développe et codifie cet Art : Le Tag sur toile qui, contrairement à celui des rues, se détache sur un fond travaillé, la Signature Graffiti, plus élaborée, où sont travaillées les formes et les surfaces, le Personnage ou la figure, emblème répétitif, sceau de l’artiste et la Pièce Graffiti, toujours en évolution, où l’enchaînement des lettres et leur remplissage se complexifient jusqu’à la «masterpièce abstraite».

Le public pourra suivre l’évolution de l’histoire du graffiti, la création par Hugo Martinez et les graffeurs sur toile de l’UGA (United Graffiti Artists), la sophistication des écritures qui de traditionnelles se complexifient, se déforment et deviennent sophistiquées grâce aux nombreuses variétés d’embouts de bombe aérosol qui font leur apparition sur le marché.

Le graffeur doit apprendre à maîtriser, désormais sur le métal des wagons ou la toile des tableaux, la pression sur l’embout (Le cap), la distance, la vitesse et l’inclinaison de sa bombe. Cinq ans de pratique sont nécessaires pour maitriser ce nouveau pinceau spatial ! Chaque graffeur arbore désormais un carnet d’esquisses (Black Book) sur les pages blanches desquelles, ils développent au crayon ses recherches esthétiques sur la forme et l’enchainement des lettres. Pour que l’esquisse aboutisse, il faut plusieurs jours voire plusieurs semaines de travail ; elle est ensuite travaillée en couleurs jusqu’au dessin finalisé que l’artiste reproduira strictement sur le support final, du métal des wagons (Galerie itinérante disait T-Kid) à la toile des tableaux. L’Art du Graffiti s’est ainsi développé loin des institutions, à partir de ce travail préparatoire d’atelier, sous la pression d’artistes rivaux toujours prêts à se dépasser.

Une exposition rare de cet Art caché, exposé en galerie depuis 1972, masqué par le milieu de l’Art new-yorkais après 1983 et injustement associé au Street art, à découvrir enfin dans le cadre prestigieux du Château Labottière, siège de l’Institut Culturel Bernard Magrez.

Photo : Château Labottière © Institut Bernard Magrez

l’Institut Culturel Bernard Magrez

Le Château Labottière tient son nom de ses commanditaires Antoine et Jacques Labottière. Ces deux frères, imprimeurs et éditeurs bordelais du XVIIIème siècle font construire en 1773, cet hôtel particulier de type néoclassique.

Acquis par Bernard Magrez il y a une vingtaine d’années, le Château a été restauré au printemps 2011 pour accueillir l’Institut Culturel Bernard Magrez, ses artistes en résidence et ses expositions d’art moderne et contemporain. Pour ce lieu, son choix s’est porté sur des artistes contemporains, non seulement par goût personnel mais également par sa conscience de la difficulté d’être reconnu dans l’effervescence du monde artistique contemporain.

Information pratique

La Ruche du Tag

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  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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