Frédéric Lecomte joue « Le bal des ampères » à la Galerie municipale Jean-Collet

Frédéric Lecomte

Du 22 mars au 3 mai prochains, la Galerie municipale Jean-Collet de Vitry-sur-Seine présente une exposition personnelle inédite de Frédéric Lecomte, intitulée Le bal des ampères. Celle-ci regroupe un ensemble d’oeuvres anciennes – ou rejouées – et récentes de l’artiste, embrassant vingt années de création. Installations, sculptures, photographies et vidéos investissent les deux étages d’exposition de la galerie, soit 500 m2. N’ayant de cesse d’interroger son travail, Frédéric Lecomte élabore différents opus operandi qui mettent en regard des pièces de ses débuts avec celles du moment. L’artiste refait ainsi ses gammes dans les espaces de la galerie à partir de « quelques riens du tout », et imagine des « machines improductives » affirmant fièrement leur statut de bricolages poétiques.

« Je peinture », nous dit Lecomte, pour ne pas rendre compte que ce qu’il fait là serait seulement de piétiner autour d’elle, tel un indien, et la caravane passe… Et sans doute a-t-il raison tant les arrangements qu’il révèle ne parlent que de peinture, un « inatteignable » qu’il signe par d’autres chemins. Et peut-être est-ce parce qu’il n’y a pas assez de mots dans le dictionnaire qu’il invente, à la Ghérasim Luca (poète d’origine roumaine), des machines pour « prendre corps ».

À travers ses installations, Frédéric Lecomte compose avec les matériaux et les assemble en jouant des déséquilibres, afin de nous présenter sa propre vision d’un monde qui oscille entre sérieux et facétie, entre poésie et attaque féroce. Pour l’artiste, seule la représentation du mouvement compte, comme une extension exagérée de la vie. Car il est bien certain, de fait, qu’en roulant des mécaniques, les séquences asthmatiques de la bête métallique n’en sont pas moins des tentatives de chercher à comprendre pourquoi ça ne marche pas de vouloir tellement en imiter sa fabrique. Au demeurant, c’est ce à quoi s’attache l’exposition Le bal des ampères. Quand la machine tombe en panne et ne devient plus que la sculpture d’elle-même, elle se pare alors de quelques ruses, une sorte d’attrape coeur qui tentacule ses endroits.

Frédéric Lecomte, né en 1966, développe son oeuvre à travers des pratiques artistiques des plus diverses (machines, vidéos, installations, dessins…), et mène en parallèle une démarche de programmateur d’exposition (collectif Disgrâce et la NoGallery). Il est représenté à Paris par la galerie Claudine Papillon.

Organisée par la galerie le dimanche 12 avril à 16h, une rencontre-débat réunira des personnalités du monde des arts et de la science pour nourrir les installations de Frédéric Lecomte d’imaginaires complémentaires. Enfin, comme prolongement idéal de l’exposition, un catalogue, riche de contributions de spécialistes de l’art contemporain, sera édité et offert par la Galerie municipale Jean-Collet. Il sera disponible sur simple demande en mars.

« Chez Frédéric Lecomte, on regarde et jamais l’on ne s’ennuie, et tant mieux si le spectacle dérape ou nous éloigne de ces figures austères que goûte d’ordinaire la raison pure ». Paul Ardenne

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  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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