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François Weil, en Mouvement, revisite le château de Chambord

François Weil

Derrière des enceintes de 32 km de long et au milieu du plus grand parc forestier de’Europe, se dresse le château de Chambord. Bijoux de l’architecture de la renaissance, il fut édifié en 1519, en pierre de tuffeau, sous le règne de François 1er. Figé, s’imposant tant par sa force que par son originalité architecturale, le château de Chambord nous paraît  presque inébranlable.

François Weil, sculpteur sur pierre, y présente jusqu’au 16 mars 2014 ses oeuvres monumentales. Au sein du château et de ses jardins, ses sculptures de roche tremblent, vibrent, prennent vie, chacune possédant son propre mouvement et une oscillation différente des autres. A travers son travail François Weil réussit à allier force, élégance et légèreté. L’ensemble est complété par de nombreuses gravures qui occupent une grande salle située au  deuxième étage

La rencontre de l’art contemporain et de l’architecture très spécifique du château de Chambord se fait ici tout en douceur et en harmonie, la force et l’élégance des deux s’unissant dans une symbiose qui ne laissera aucun visiteur indifférent.

La plus grande exposition consacrée au travail de François Weil en France :

  • 20 sculptures monumentales dans la cour du château et sur le parterre sud
  • 20 gravures au second étage du donjon
  • L’exposition sera accompagnée de deux films présentant le travail de François Weil
  • Un catalogue sera publié par le Domaine national de Chambord à l’occasion de l’exposition : 31 pages illustrées de photographies prises in situ – textes de Yannick Mercoyrol, directeur de la programmation culturelle du Domaine de Chambord et de Matthieu Messagier – 10€ – en vente à la boutique du château.
  • Le spectacle de Pierre Meunier, Au milieu du désordre, clôturera l’exposition le 15 mars 2014.

Le Domaine national de Chambord expose du  20 octobre 2013 au 16 mars 2014,  les œuvres de François Weil aux abords, dans la cour et au 2ème étage du château.

François Weil

François Weil est né le 8 mai 1964 à Paris. Il vit et travaille entre Onzain et Issy-les-Moulineaux.  Diplômé de l’Ecole nationale supérieure des Arts appliqués et des Métiers d’art de Paris en 1986,  il obtient un diplôme de sculpture à l’école nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris deux  ans plus tard. En 1997, il obtient le prix Pierre Cardin de l’Académie des Beaux-Arts de Paris.  En 2007, il est lauréat du Grand Prix de la biennale de sculptures de Poznan en Pologne.

François Weil : En mouvement

Au Milieu du désordre
Spectacle de clôture de l’exposition 15 mars 2014 à 20h
Texte, mise en scène et jeu : Pierre Meunier
Coproduction : La Belle Meunière et Arcadi

Au milieu d’un cercle de personnes, un homme prend tout son temps pour entasser des pierres. II pose la dernière, recule lentement sans quitter le tas des yeux. Dans l’assistance on chuchote, on soupire d’impatience, on pouffe, on espère une suite, on n’est quand même pas venu pour ces pauvres cailloux ! Inattendu et dense, le silence se fait. L’homme l’a fait naître. Face au tas, il l’observe, le corps traversé de mouvements, de questions ou de rougeurs qui semblent lui échapper. C’est le présent. Moment d’attraction pure. Tantôt grave, tantôt léger, un dialogue s’établit entre l’homme et la matière. Soudain au milieu d’une phrase, l’homme se met à bondir, à sauter de plus en plus haut, narguant la pesanteur de toute sa hauteur et vantant hors d’haleine les mérites du rebond. Le ressort l’inspire, avec sa manière têtue de résister à la chute. Si le bonheur, d’après Kafka, est d’oublier que l’on tombe, la jubilation de l’homme qui rebondit sous nos yeux nous convainc du contraire. La danse des ressorts, auxquels il suspend des pierres, le captive. Véritable musique pour l’œil, ce système pulsatoire asynchrone et spiralé stupéfie l’assistance par sa grâce énigmatique. En un doux va-et-vient, nous assistons à la réconciliation entre le haut et le bas. Oubliant le début, nous ne croyons plus à la fin tandis que l’immobile approche. Compagnon de légèreté aux spires d’acier bleu, pourquoi est-il si bref le temps de l’insouciance ? Longtemps après tintera en nos oreilles la pureté carbonée du concerto de Schmirnov pour ressorts suspendus, que l’homme interprète au marteau de carrossier en guise de salut.

Rêveur actif, Pierre Meunier entraine le public sur le chemin qui mène au cœur caché des choses. Trimballant par monts et par vaux ses seaux de cailloux et sa malle de ressorts, il s’estimerait heureux s’il pouvait le temps d’une soirée réveiller la soif de cet élan dont le manque, organisé par notre propre indifférence, nous prive d’établir une relation intime et poétique avec le monde.

  • Le Château de Chambord est ouvert tous les jours de 10h à 17h (dernier accès à 16h30).
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