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Florence de Ponthaud- Neyrat "Un objet, une histoire"

Florence de Ponthaud- Neyrat

C’est à Chalon-sur-Saône que naquit Florence de Ponthaud- Neyrat en 1944. Etudiante à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris au début des années 1970, elle devint la disciple de grands maîtres tel César, Etienne-Martin et Cardot.

Travaillant la terre, le bronze et le fer, elle suivit des cours à Carrare avec Nino Bruschi afin de maitriser la taille directe dans le bronze. Mais l’influence de Robert Couturier, élève de Maillol, fut déterminante pour Florence Ponthaud-Neyrat qui changea alors de matériau et de format pour réaliser de monumentales et uniques sculptures. La mort accidentelle de son père l’éloigna du monde artistique pour la plonger dans celui des affaires en reprenant la direction de l’entreprise de fabrication de parapluies tout en y gardant le poste de directrice de la création et de la communication.

Enfin, depuis l’année 2000, Florence de Ponthaud-Neyrat s’adonne à nouveau entièrement à son art . En hommage à Germaine Richier et Robert Couturier, les artistes qui ont marqué son parcours, elle se plaît à réaliser des pièces uniques qui sont assemblées au chalumeau et composées de végétaux et de branches récoltés dans la nature et transformés en bronze selon la méthode des bois brulés.

A la disparition de sa mère, en 2009, Florence de Ponthaud-Neyrat, en quête de silence et de quiétude, prend du recul et se tourne vers l’art sacré en travaillant les grands mythes. En 2012, elle conçoit et exécute en pierre le mobilier liturgique (ambon, autel, siège du célébrant) de Saint-Etienne de Corbeil. L’Autel fut consacré le 8 décembre 2012 par Monseigneur Dubost, évêque du diocèse d’Evry-Corbeil-Essonnes.

En 2013, approfondissant son travail sur la genèse, elle associe la feuille d’or au fer et au bronze et sculpte un « Adam et Eve au paradis ». La même année, travaillant le fil d’aluminium et l’inox, elle sculpte tout en volume et en mouvement une vache plus vraie que nature pour la Biennale d’Issy : « Marguerite, la vache gourmande » .

2014 verra l’introduction du verre dans son travail, associé au bronze et à la feuille d’or. Emplies de légèreté, de formes aériennes et des plus simplifiées, les sculptures de Florence de Ponthaud-Neyrat sont pleines de vie et de poésie, d’ombre et de lumière. Loin d’être fragiles, elles sont au contraire le reflet de la force créatrice et artistique de leur auteur. En nous présentant « Anémone », à la galerie Martel Greiner du 15 au 18 mai prochain, Florence de Ponthaud-Neyrat nous livre un souvenir de jeunesse, celui de son amour pour cette jument qui a marqué son adolescence .

Toute en douceur et délicatesse, et malgré sa silhouette pure et affinée, « Anémone » nous rappelle cette force tranquille et apaisante des chevaux qui ont peuplé les herbages de notre enfance, et nous emmène parcourir avec elle le chemin artistique que Florence de Ponthaud-Neyrat a choisi d’emprunter pour le plus grand plaisir des vrais amateurs d’art.

  • Exposition du 15 au 18 mai 2014

Galerie Martel Greiner

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