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Flair Galerie : Tout bêtement

Galery flair

Par sa politique artistique selon laquelle elle propose aussi bien des expositions d’artistes que des collections d’objets contemporains rares, la FLAIR Galerie fait partie de ces lieux où l’art revêt un côté aussi ludique qu’original. Sa fondatrice, Isabelle Wisniak, après une brillante carrière dans le monde de l’art, consacre sa galerie aux animaux, qu’ils soient sauvages ou domestiques, sublimés, légendaires, en voie de disparition, ou tout simplement aimés, nécessaires, voire enfouis… Pour orner la saison estivale de son bestiaire imaginaire, cette jeune galériste a convié deux artistes qui ont consacré leur recherche artistique au monde animal.

Nicolas Guilbert y accrochera à partir du 4 juillet prochain ses instantanés en couleur ou en noir et blanc, tandis que les sculptures en fil de fer de Marie Christophe envahiront l’espace, où dominera tout l’été humour et légèreté.

Nicolas Guilbert y accrochera à partir du 4 juillet prochain ses instantanés en couleur ou en noir et blanc, tandis que les sculptures en fil de fer de Marie Christophe envahiront l’espace, où dominera tout l’été humour et légèreté.

Né en 1958 à Paris, illustrateur depuis l’adolescence et jusqu’au milieu des années 90, Nicolas Guilbert expose ses œuvres depuis 1984. Mélangeant peinture, dessins et photographies, et privilégiant sans cesse le trait et les supports en papier. Son travail photographique, dont celui consacré récemment à « l’humanimalité« , a fait l’objet de plusieurs ouvrages et de nombreuses expositions notamment au Musée de la Chasse à Paris, à Arles et aux Rencontres de la photographie en 2011. Les trente-cinq ans de vie parisienne de Nicolas Guilbert seront l’occasion, en cette fin d’année, de publier un journal photographique, résumé aussi drôle que poétique de son parcours.

Prix d’Amérique. Hippodrome de Vincennes, Nicolas Guilbert

Prix d’Amérique. Hippodrome de Vincennes, Nicolas Guilbert

Nicolas Guilbert ne possède pas d’animal de compagnie, mais il s’intéresse aux animaux, et plus particulièrement à la place que ceux-ci occupent dans les villes. Passionné de photographie, c’est en découvrant les éléphants, singes et chiens déambulant au milieu des hommes dans les villes d’Inde, qu’il a fait le rapprochement entre les deux.

35 ans séparent ce premier cliché à l’Instamatic d’une tête de girafe dépassant du toit d’un camion, publié dans la rubrique des lecteurs de Paris-Match et le premier livre, Animaux et cie qui rassemble l’ensemble de ses prises de vues; 35 ans de photo, d’humour, d’attente et de capture, 35 ans de déambulation au cœur des villes, marquées par son passage du noir et blanc à la couleur, 35 ans qui ont fait de Nicolas Guilbert un incontournable photographe.

Le Chien du Château d’Azay-le-Rideau, Nicolas Guilbert

Le Chien du Château d’Azay-le-Rideau, Nicolas Guilbert

Marie Christophe, née à Strasbourg il y a 44 ans, est attirée tout autant par le stylisme, le graphisme et le décor de théâtre. C’est en réalisant il y a vingt ans une vitrine de Noël pour Victoire sur le thème de la banquise et des pingouins, que le directeur d’Hermès la remarque et lui demande de réaliser quatre grands chevaux pour les vitrines du magasin Hermès à Los Angeles.
Depuis, elle pratique la sculpture de fil de fer et réalise des commandes de décorations intérieures. Les milieux de la mode et du luxe aiment ses créations, et Marie Christophe a exposé pour la première fois en 1996 chez « En Attendant les barbares » à Paris, avant d’être exposée à New York chez Takashiyama.

Sculpture de Marie Christophe

Sculpture de Marie Christophe

Hormis ses deux inséparables et bien qu’à la tête d’un atelier synonyme de bestiaire, Marie Christophe n’a aucun animal de compagnie. Mais, proche de la nature, elle élabore une multitude d’animaux grâce auxquels elle donne libre cours à son imagination. Après des études artistiques des plus académiques et dans lesquelles le fil de fer n’avait pas de place, elle découvre celui-ci et depuis, en dévide sa pelote au gré des commandes et de l’inspiration.

Le secret de son travail réside dans les deux petits millimètres de son fil, ce qui lui permet de le tordre, le plier et lui donner une forme simplement en faisant des nœuds. Marie Christophe ne soude pas, ne veut ni bruit, ni odeur, créant dans le calme et la sérénité, y puisant la force et l’équilibre de ses sculptures. Partant d’un dessin en noir et blanc, l’esquisse se colorie parfois par l’ajout de céramiques, de billes de bois et de perles. Tout va très vite, l’inspiration sortant des doigts de l’artiste pour donner naissance à des créatures tout en finesse et sensibilité qui, dignes reflet de la proche Camargue, rejoindront la galerie arlésienne pour y être admirées tout l’été.

Sculpture de Fil de fer recuit, Marie Christophe

Sculpture de Fil de fer recuit, Marie Christophe

Deux très belles expositions qui recevront à n’en pas douter un accueil des plus enthousiastes du public et qui confirment le talent d’Isabelle Wisniak dans le choix des artistes qu’elle expose.

Infos pratiques

FLAIR Galerie
11 rue de la Calade – 13200 Arles
du 4 juillet au 5 septembre 2015

Tags:

  • Touche-à-Tout, depuis la photographie, l'écriture, la mise en page et les reportages vidéos

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