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Femmes de Fermes au Festival OFF d’Avignon 2012

«Tout a changé ici, et ça s’est pas fait tout seul…» L’amour, les enfants, les vaches, la lessive, les comptes : si les femmes qui vivent aujourd’hui à la ferme en ont fait le choix, leur vie demeure un combat.

3 comédiennes mêlent confessions, anecdotes et scènes de la vie de tous les jours pour dresser le portrait d’un monde en mutation, dévoilant ce que le quotidien des femmes a d’héroïque, à la campagne comme à la ville. Ce spectacle emprunte le sentier ouvert par Raymond Depardon à rebours du boulevard de «L’amour est dans le pré», et fait entendre une voix sobre et poignante, trop souvent couverte par le bruit des bêtes, des tracteurs et des hommes.

Une pièce tirée de l’ouvrage sociologique «Femmes de fermes» de Marie-Anne Dalem

Marie-Anne Dalem est franc-comtoise d’adoption depuis un peu plus de dix ans. Elle a éprouvé le besoin de recueillir les paroles des femmes d’hier et d’aujourd’hui sur leur vie dans les fermes, tout en haut des plateaux du Doubs.

Historienne de formation, elle retranscrit et analyse dans son livre une quarantaine de témoignages émouvants, drôles ou touchants de ces femmes dont la condition a considérablement évolué ces 70 dernières années.

Toujours reçue chaleureusement, Marie Anne Dalem a pu rendre compte, aux travers de récits très détaillés et anecdotiques, du quotidien de ces femmes de fermes: tantôt fillettes, tantôt maitresses de maison ou mères de famille.

Ce sont des récits authentiques parlant d’éducation, de sexualité, d’amour, de jalousies, de préjugés sociaux et de préoccupations féminines. Ces histoires rendent hommage aux «femmes de fermes» en montrant leurs difficultés, leurs problèmes leurs inquiétudes mais aussi leurs joies, satisfactions, attentes et espoirs. Elles ne sont plus des femmes d’agriculteurs, ce sont des femmes agricultrices dont la profession est désormais reconnue, assumée et voulue.

Note d’intention

Il s’agit de faire entendre différemment une parole ordinaire : celle de femmes dans les fermes. Sur un plateau presque nu, trois comédiennes de trois générations différentes racontent la vie dans les fermes. Les récits se croisent et brossent le portrait intime des joies et des peines, des grandes étapes de l’existence, des évolutions de la condition paysanne et féminine.

Pourquoi ? Cette parole est connue ; elle est le récit du quotidien. Mais nous pensons pouvoir la faire entendre autrement. En l’amenant sur scène, en lui retirant ce qu’elle pourrait avoir de folklorique, nous pensons lui donner une autre valeur. Il ne s’agit pas seulement de témoigner, mais de donner du sens au témoignage, de montrer sur un plateau ce que l’intimité de ces femmes a d’universel et d’héroïque.

Jouer ce spectacle, c’est prendre le risque d’aller à la rencontre de notre public en lui racontant sa propre histoire. C’est surtout faire réellement oeuvre de théâtre : offrir un miroir à nos spectateurs en espérant les interpeller, leur montrer que nous jouons pour eux et avec eux. Nous faisons le pari qu’en parlant très précisément de ces femmes, nous parlerons aussi à toutes les autres, et aussi aux hommes, à la campagne comme en ville, en Franche-Comté comme ailleurs.

Une création collective

Il s’agit d’une création collective, à la fois fidèle aux témoignages de femmes recueillis dans l’ouvrage mais également issue de la lecture que le metteur en scène et les comédiennes en ont fait sur le plateau. Scènes à 2 ou à 3 personnages, monologues, masques : il fallait théâtraliser cette matière pour en apprivoiser l’incroyable charge émotionnelle. L’objectif est de montrer à ces femmes et à leurs familles comment le théâtre peut raconter leur histoire et les révéler.

La compagnie Paradoxe(s)

Dès sa création dans le Doubs en 2008, la compagnie a revendiqué son désir de porter un théâtre exigent et contemporain au coeur d’un territoire rural. Elle a pour projet d’inventer des outils qui permettront de diffuser ses créations à la fois en milieu rural – où le théâtre contemporain est plus difficile d’accès-, et dans toute la France, voire au-delà.

Son répertoire se situe aussi bien chez les classiques que dans les écritures d’aujourd’hui ou aux confins du théâtre documentaire. C’est dans l’expression de la mise en scène comme art contemporain que Paradoxe(s) place sa recherche et sa singularité.

Les comédiennes

Muriel Racine rejoint très tôt le CDN de Besançon, où elle joue sous la direction de D. Llorca, R. Loyon, M. Didym, C. Mutel, F. Noury et M. Dubois. Elle s’inscrit également dans les projets de plusieurs compagnies dirigées par P. Diependaële et M. Kroutov à Strasbourg, G. Dujardin, M. Guellat et H. Petit. Pour le cinéma et la télévision elle est dirigée par D. Crève-Coeur, L. Béraud, T. Binisti, J. Malaterre, J. Pinheiro, D. Delrieux, O. Guignard et T. Petit.

Pamela Ravassard a joué dans Le Roucoulement des hommes de Sylvie Chenus (ms. : Sara Llorca), La Guerre de Goldoni (Théâtre Mouffetard, ms. : H. Dalem), Le Chant du Tournesol de Irina Dalle (ms. C. Arthus), Eves (ms. : C. Ponce-Voiron), Le mot «progrès»… de Matéï Visniec (ms. : H. Dalem), Il était une fois les fables (La Criée, TNN… ms. W. Mesguich). Elle est assistante à la mise en scène de M. Bozonnet à la Comédie Française sur Tartuffe, puis de Volodia Serre sur Le Suicidé (Théâtre 13) et Les trois soeurs (Athénée Louis Jouvet). Elle signe avec B. Lamballais, la mise en scène de Lueurs d’étoiles d’I. Dalle. Au cinéma elle interprète un des rôles principaux dans Vivre d’Yvon Marciano et joue sous la direction de René Manzor, Antoine Délélis, Jean- Pierre Mocky. Pamela Ravassard co-dirige la compagnie Paradoxe(s) depuis sa création.

Marie-Aline Roule a joué dans Jeunesse d’O. Py (ms : G. Hermier) au Off d’Avignon en 2006, dans Percolateur Blues de F. Melquiot (ms : J. Tresanini) en 2007 au Théâtre Tallia à Paris. En 2008, elle incarne Marthe dans Chat en Poche de Feydeau. D’avril à juin 2010, elle joue Béatrice dans Jean et Beatrice de C. Fréchette (ms : I. Barriquault), rôle qu’elle reprend lors du Off d’Avignon 2011, puis en tournée en 2012. Depuis 2011, elle joue également Hélène dans Les Forains de S. Wojtowicz (ms : M. Puydebat).

Le metteur en scène

Henri Dalem reçoit d’abord une formation littéraire en khâgne et à l’Institut d’Etudes Théâtrales de l’Université de Paris III. . Il cofonde en 2008 la compagnie Paradoxe(s) avec Paméla Ravassard. Il enseigne à l’IEP de Paris dans le cadre d’un atelier « théâtre et politique ».

Festival OFF d’Avignon – 2012
Date: du 7 au 28 juillet (relâche 22 juillet)
Lieu : Théâtre de l’Alizé – 15, rue du 58éme régiment d’infanterie – 84000 Avignon

N° de réservation : 06 20 78 38 19

La Tournée

  • 16 septembre 2012 au Festival d’Arc les Gray
  • 27 septembre 2012 à Pontarlier
  • du 1er au 7 octobre à L’Escale (Théâtre de Levallois)
  • 26 janvier 2013 au Russey
  • 8 mars 2013 à Amancey …
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