Exposition monographique de Christopher Wilhelm Eckersberg

Eckersberg - Vue à travers trois arches du Colisée à Rome, 1815 Huile sur toile, 32 x 49,5 cm © Statens Museum for Kunst, Copenhague

Evénement de l’été 2016, La première exposition monographique en France du maître de l’Âge d’Or danois : Christopher Wilhelm Eckersberg,  artiste danois à Paris, Rome et Copenhague !

La Fondation Custodia accueille jusqu’au 14 août prochain la première exposition monographique de Christopher Wilhelm Eckersberg (1783-1853), artiste danois majeur du XIXe siècle, précurseur de l’âge d’or au Danemark.

L’exposition propose au premier étage de l’hôtel Levis-Mirepoix un ensemble de tableaux qui respecte un parcours chronologique et thématique commençant par les années de jeunesse au Danemark, en France et en Italie, avant le développement de son art à Copenhague. Puis, au sous-sol, le visiteur retrouve les dessins et esquisses de l’artiste parmi lesquelles douze feuilles issues des collections de la Fondation Custodia, fondation créée en 1947 par deux Néerlandais, Frits Lugt et son épouse Jacoba Klever.

Cette exposition est d’autant plus exceptionnelle que parmi les 125 œuvres qui y sont dévoilées, certaines n’ont pas été exposées depuis plus d’un siècle. L’ensemble présente des paysages, scènes de genres ou mythologiques, marines, nus réalistes, portraits… Un réel hommage à l’éclectisme de ce peintre.

Après avoir étudié à Copenhague dans l’atelier de Nicolai Abraham Abildgaard, l’artiste remporta la médaille d’or de l’Académie royale des Beaux-Arts qui lui permis de venir étudier en France entre 1810 et 1813 où Il fut l’élève de Jacques-Louis David, y découvrant et s’initiant à la peinture d’après modèle. Vivant à l’époque au 3 rue de Beaune à l’hôtel d’Auterive, un lavis de 1811-1812 représentant la Seine vue depuis la fenêtre de sa chambre témoigne de cette époque.

« Eckersberg est un artiste qui commence un peu naïvement dans une atmosphère régionale à Copenhague, explique Ger Luijten, directeur de la Fondation Custodia. Lorsqu’il vient à Paris, le monde s’agrandit pour lui. On voit bien la transformation totale de son travail par rapport à ses œuvres de jeunesse« .

Quittant Paris pour Rome, il y apprend à peindre les paysages, posant son chevalet en dehors de l’atelier, puis, nommé professeur à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Copenhague en 1818, il créa une« école » et devint le peintre le plus renommé de sa génération. Il y enseigna la peinture selon les préceptes que lui avait appris son maître David : Ne jamais être « au dessus » des élèves mais « avec » eux.

Photo : Eckersberg – Vue à travers trois arches du Colisée à Rome, 1815 – Huile sur toile, 32 x 49,5 cm © Statens Museum for Kunst, Copenhague

Christopher Wilhelm Eckersberg

Auto – Portrait / 1807 – 1810 – Huile sur toile, 33 x 36 cm © Statens Museum for Kunst, Copenhague

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  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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