Exposition Keiichi Tahara à la Galerie Taka Ishii Photography

Keiichi Tahara

Né à Kyoto en 1951, Keiichi Tahara est, depuis son enfance, un amoureux de la lumière. Il a commencé à l’apprivoiser quand son grand-père, photographe professionnel, l’initie à 12 ans aux techniques de la photographie et lui offre son premier appareil photo, un Asahi Pentax avec lequel il réalise ses premières photos de paysages.

Tout en étudiant, il produit divers courts métrages et essais en noir et blanc, puis, faisant partie d’une troupe de théâtre moderne, accompagne celle-ci à Paris. Nous sommes en 1973, tandis que la troupe part parcourir l’Europe, Keiichi Tahara reste à Paris, s’y installe, décide de se lancer dans la photographie, prend le statut de photographe indépendant et fait des vernissages.

C’est l’époque où il réalise sa série intitulée « Environnement » qui sera suivie à la fin des années 70 par des œuvres groupées sous le titre « Fenêtres », puis « Eclat » en 1983. La lumière est au centre de sa recherche artistique avec les jeux d’ombre et de lumière, une longue et perpétuelle quête qui le mènera à explorer les frontières de la transparence.  » La lumière du Japon, toujours voilée, n’a rien à voir avec celle de la France, très brutale. Et la nature de la lumière, j’en suis persuadé, a une incidence sur le paysage, les gens et même la langue que l’on parle ». Les Rencontres d’Arles lui remettent en 1977 le Grand Prix des Jeunes Photographes, puis il gagne le prix de la Critique Photographique Kodak avec une série intitulée « Pièce ».

Sa carrière photographique est ensuite et jusqu’à nous jours jalonnée d’œuvres et de récompenses. Aux séries de portraits d’artistes, d’écrivains, de photos de mode, d’architecture, s’ajoutent un film, un court-métrage, des sculptures de lumières parsemées de par le monde et la parution de livres. Cette carrière internationale sera saluée par tous les hommages : Prix de la société photographique Shinjin-Sho, Prix Kimura Ihei et Higashikawa au Japon, Prix Nicéphore Niepce, le Prix d’ADC au Japon par deux fois, le Grand Prix de la fondation Franco-Japonaise, le Prix de la Ville de Paris…

Avec la lumière au sein de sa passion photographique et ses souvenirs d’enfance pour simple bagage, Keiichi Tahara a parsemé les musées et les paysages du monde d’empreintes lumineuses, prenant la forme de sculptures et d’installations dont l’aboutissement artistique est l’approche toujours plus poussée vers la lumière.

C’est cette lumière qui illuminera la galerie Taka Ishii pour sa rentrée de septembre 2014, puisqu’elle a l’honneur d’accueillir ce très grand photographe et concepteur de lumière qu’est Keiichi Tahara. Les œuvres exposées proviendront des séries « Fenêtre » (1973-1984) et « Eclat » (1983). « Il y a des yeux qui reçoivent la lumière et il y a des yeux qui la donnent » disait Paul Claudel. Keiichi Tahara, par son talent, a donné un nouveau sens à la lumière ; un moment de fascination, un grand moment de photographie.

Autour de l’exposition :

Tags:

  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

  • Voir les commentaires : (0)

Publicité

Vous pourriez aussi aimer ?

+Brauer

+brauer, un designer Awakener

CONNAISSEZ-VOUS LES AWAKENERS ? Une poubelle, prénommée Richard du Déchet, un seau appelé Léo le ...

Big Frivole

Françoise Abraham « Les Parisiennes » à la Galerie Vivendi

Françoise Abraham est une artiste française. Ses sculptures représentent des femmes fortes et belles ...