Exposition “d’un monde l’autre” artistes chinois et européens

Li Yang 李杨, Harmonie. Diptyque, 120 x 80 cm, tirage numérique numéroté. 2012

Quelqu’un, naguère de mon entourage, s’offusque en découvrant le projet de cette exposition, de l’absence supposée de lien entre les artistes et le caractère évasif de l’intitulé : « exposition Europe Chine ». Mais comment donc ! Sont-ils bien contemporains tous ces « gens-là » ! Et n’existe-il pas déjà de grandes foires dans de grands palais pour remplir cette mission de communication de l’art contemporain ? Effectivement, il existe bien de grand rendez-vous de l’art contemporain, tout comme il existe de grands salons pour l’automobile. Mais d’ailleurs à y regarder de près est-on si sûrs que ces salons, ou ces foires, sont vraiment à leur place ? Une automobile contemporaine l’est sans aucun doute au regard de plusieurs critères bien spécifiques, et à ce titre, pourquoi n’opposerait-on une foire de l’automobile contemporaine à une foire de l’art contemporain ? Or ce qui nous intéresse ici est d’une autre nature puisque nous ne sommes ni un salon, ni une foire. Un cirque tout au plus, ce qui n’est pas pour nous déplaire !

Toutefois cela signifie-t-il pour autant qu’un simple rendez-vous comme celui que nous organisons présentement et spontanément, pourrait-on dire, ne puisse pas lui aussi participer à ces grands rituels de la rentrée artistique ? Il s’agit dans cette manifestation « Europe-Chine », d’une proposition – sous forme de manifeste – d’une poignée d’artistes venant d’horizons variés, et se prévalant chacun et légitimement d’une approche différente de la pratique de l’art.

Leurs points communs est de participer à un regroupement des uns et des autres autour de cette volonté de croiser des regards d’un monde à l’autre, d’opposer une certaine image de l’art. Qui influence qui, et comment se manifeste ces traces qui sont alors autant d’indices d’une relecture des pratiques de l’art plastique d’un continent à l’autre. Tout doit-il être immanquablement normalisé pour recevoir une validation « art universel et contemporain » ! Il n’existe pas « un regard », mais des regards sur le monde de l’art, et le réduire à des chapelles n’est certainement pas une démonstration d’ouverture d’esprit.

Alors cette manifestation peut aussi servir de point d’ancrage – et même d’encrage – pour de futurs projets de ce type, un point qui peut aussi ouvrir par là même une proposition autour des trois activités fondamentales caractérisant l’engagement d’un artiste : le travail, l’oeuvre et l’action.

Les artistes Chinois sont heureux d’être là, et nous, les artistes d’ici, sommes heureux d’être avec eux dans cet endroit tout simplement. Frank Denon commissaire de l’exposition

Artistes exposants : Claude Abeille, Démosthène Agrafiotis, Emmanuelle Amsellem, Ba Hai, Pierre Bendine-Boucar, Siona Brotman, Pedro Castrortega, Nathalie Chamblas, Valère Chanceaulme de Sainte Croix, Chen Yang, Frank Denon, Joris Dijkmeijer, Christian d’Haese, Egide, Carole Fauchon-Dorer, Anne-Frédérique Fer, Jean-Marie Granier, Ikiou Park, Li Yang, Li Yu Yao, Alice Morlon, Pierre Normann Granier, Juan de Novist, Orémi, Antoine Poncet, Alain Prillard, Daniel Purroy, Amadou Sanogo, Nino Trintinela, Xiao Pei Hua, Xiao Qingding, Xie Wanxuan, Nayel Zeaiter, Zhang Yi Maxime, Zheng Bo Lin

  • Ouverture au public : du vendredi 5 octobre au vendredi 12 octobre – 14h à 19h
  • Nuit Blanche le samedi 6 jusqu’à 23h et nocturne le mardi jusqu’à 20h fermé le dimanche
  • Grands Salons d’Exposition de la mairie, 1 place d’Italie, 75013 Paris
Li Yu Yao 李玉耀, Dragon, 136×68 cm, calligraphie.
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