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Eppur si muove : Art et Technique un espace partagé

Mercredi 29 Avril, une conférence de presse au musée des Arts et Métiers de Paris a été organisée afin de présenter la nouvelle exposition « EPPUR SI MUoVE » – Art et Technique un espace partagé – qui aura lieu du 9 juillet 2015 au 17 janvier 2016 au MUDAM, le musée d’art contemporain du Luxembourg.

Conçue pour être une aventure unique, cette exposition s’est construite grâce au rapprochement de deux musées qui n’avaient jusqu’alors jamais collaboré.

Le premier, le MUDAM est un musée d’art contemporain, le second, Le Musée des Art et Métiers de Paris, est l’un des espaces les plus anciens spécialisé dans les sciences et les techniques. L’exposition s’intéresse aux nombreux liens qui existent entre le champ des arts visuels et celui des techniques, ainsi qu’à l’influence déterminante sur les artistes contemporains de l’histoire des sciences et des techniques.

Ces deux domaines sont souvent artificiellement tenus à distance, c’est pourquoi l’exposition tente d’initier un dialogue et de relier ces deux dynamiques. Cette belle aventure commence avec une rencontre. Le CNAM et le MUDAM souhaitaient tout deux se rapprocher et démontrer comment des musées, ô combien différents, peuvent collaborer ensemble et transmettre aux jeunes générations le génie industriel et scientifique des siècles derniers.

Piotr Kowalski La Défense, Projet n°2

Piotr Kowalski La Défense, Projet n°2

Cette exposition a été conçue par deux équipes, pleine d’humour et d’inventivité, grâce à un dialogue instauré depuis 4 ans qui a permis de déployer tout un imaginaire autour des inventions et des techniques.

Le résultat ? Tout simplement bluffant ! Des machines, des démonstrateurs, des inventions hors du commun tout en mouvements et en rotations seront présentés.

Les organisateurs de l’exposition l’ont promis lors de la conférence de presse :

« L’expo vivante ! Les oeuvres proposées relèveront de la magie et du théâtre. »

Les espaces ont été pensés pendant 4 ans. Ils seront sensibles, subjectifs et poétiques. La méthodologie et l’approche des oeuvres d’art étant assez complexes, le défi pour l’équipe était d’organiser cette exposition, particulièrement dense, de manière cohérente. En effet, une multitude d’oeuvres seront proposées au public parmi lesquelles soixante-dix pièces objets « scientifiques » datant du milieu du 18ème siècles à nos jours, issues des collections du musée d’art parisien ainsi qu’une centaine d’oeuvres d’artistes qui animeront les domaines de la technique et de la science depuis plusieurs siècles.

L’exposition s’ouvrira avec une évocation de l’emblématique pendule de Léon Foucault :

« comme le souligne l’artiste Piotr Kowalski, qui fut le premier à démontrer physiquement le mouvement de toupie de la terre. »

Sphère du pendule de Foucault, 1851

Sphère du pendule de Foucault, 1851

L’exposition, aussi gigantesque qu’unique, s’articulera autour de trois chapitres dans lesquels serontabordées de nombreuses thématiques : quatorze au total.

  • Chapitre premier

La mesure du monde est une invitation à l’expérience avec beaucoup d’objets anciens.

  • Chapitre deux

La matière dévoilée s’axe sur les jeux d’optique, les figures acoustiques et les manifestations de l’invisible.

  • Chapitre trois

Les intentions appliquées parle de la production en question, la marche des machines, des déplacements réels et rêvés.

Tout au long de cette exposition seront abordées des questions aussi variées que : La mécanique céleste, la géométrie descriptive, la mesure du temps et de l’espace, l’observation de l’infiniment grand et l’infiniment petit, les ondes lumineuses, sonores et électromagnétiques, l’outil, l’énergie ou la cybernétique : autant de facettes d’un monde que l’homme s’attache depuis toujours à comprendre et à façonner…

Aussi incroyable que cela puisse paraître, ces thématiques peuvent être abordées de manière totalement indépendantes, suscitant la curiosité du visiteur.

Julien Berthier, Horloge d’une vie de travail

Julien Berthier, Horloge d’une vie de travail

Les deux musées ont souhaité éviter certains écueils en ne se basant pas uniquement sur l’analogie visuelle, mais en ouvrant un dialogue sur les perspectives contemporaines sans pour autant se cantonner à une sorte de cabinet des curiosités…

Visiter cette exposition revient en quelques sorte à pénétrer dans une caverne d’ Ali baba foisonnant d’ objets curieux et mystérieux telle « La machine à fumer » ou encore « La machine à prédire les marrées« , des machines qui font de cette exposition un réel éveil de l’imagination.

Crédit photos : Pierre Guénat, Piotr Kowalski, Studio Cam, Musée de Arts et Métiers

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