• Participez au sixMic Crowfunding !

Elisabeth Neumuller « Cocktail time » à la Galerie Six Elzévir

Elisabeth Neumuller

Du 10 au 28 octobre 2012, la Galerie Six Elzévir accueillera l’exposition d’Elisabeth Neumuller, artiste transfuge du théatre. Cocktail time, c’est une vingtaine de portraits, huile sur bois et matériaux divers. Une vision du monde doucement ivre où les tableaux renvoient le fond des choses, l’envers des apparences. Une exposition qui se vit comme une soirée, parmi des invités que l’on reconnaît plus ou moins, on s’y regarde sans se parler, il y a des tensions, des sentiments forts, de la violence mais aussi de la réserve, de la distance, du possible, du peut-être. Bref un cocktail humain implosif. Il n’y a que peu de documents, car voici des tableaux qui n’aiment pas être pris en photo.

« Le personnage d’un portrait est un être déconcertant, taciturne mais sincère. Sa simple présence est lentement subversive car il pose, encore et encore, son regard sur nous et sur le monde, avec intransigeance mais compassion. On le croit indifférent, mais en fait il observe; on le trouve distant, loin de là, il prend tout très à coeur et on ne sait jamais s’il fait de l’art ou de la philosophie. Lui qui a l’éternité devant lui, nous redit tous les jours la fragilité des êtres et des choses. Il est une image de l’infini, parfois même de l’infinie tendresse. Le personnage du portrait doit affronter la vie et le regard des autres sans aucune certitude. Comme nous. »

Elisabeth Neumuller a suivi des études d’Arts Plastiques à Strasbourg, puis est entrée à l’Ecole du Théâtre National de Strasbourg en scénographie. En 1982, elle débute sa carrière de scénographe et créatrice de costumes pour le théâtre et l’opéra, son nom sera associé à ceux de J.P.Vincent, André Engel, William Christie, Bernard Sobel, Moshe Leiser et beaucoup d’autres. Festival d’Avignon, Comédie Française, Odéon, Opéra Bastille, la Scala, Opéras de Glasgow, Londres, Lisbonne, Sydney, Anvers etc… Tous les lieux prestigieux de la création théâtrale et opératique sont à son actif, mais pas seulement, elle a aussi travaillé dans tous les lieux de la décentralisation et connaît toutes les banlieues, creuset du théâtre subventionné. La même exigence de qualité quelque soit le public auquel on s’adresse, règle de base que l’on retrouve maintenant dans sa peinture.

Le théâtre, c’est de grands auteurs et de grands textes, mais c’est aussi l’école de la liberté: on y voyage dans le temps et on y fréquente de singuliers personnages, êtres de fiction, certes, mais au combien frères. On confronte ses idées au collectif et on doit convaincre, la rêverie se doit d’être partagée. Scénographe reconnue, Elisabeth Neumuller se partage entre cette carrière prenante et son amour de la peinture, maintenant des rendez-vous réguliers mais trop peu fréquents à son goût avec celle-ci.

Quelques salons, une exposition personnelle à Gordes, en 1988, une autre à Sarrebourg; un texte écrit pour le théâtre « Point de Vue et Images du Monde», d’après trois de ses tableaux, il devient évident que la peinture sera un jour la priorité de sa vie. Depuis 2009, la page a été tournée, même si sont toujours à l’affiche de l’Opéra Bastille et de l’Opéra de Lyon, des spectacles dont Elisabeth Neumuller signe les costumes: La Petite Renarde Rusée et Salomé dans les mises-en-scène de A. Engel.

La première exposition, après ce grand saut dans le vide, est organisée à Newport au Pays de Galles en juillet 2010, présentant une série de grands formats «les Acrobates, peintures sans filet «. Puis une exposition à Beauvais en 2011, présentant une série de portraits plus expérimentaux, huile sur bois avec fragments hétéroclites: bris de verre, clous, dents, cailloux, qui font peur et qui font rire tout à la fois. Romantiques et bruts, précieux et âpres, fameux mélange. Participation à des événements collectif: les soupes à l’Art 2010 et 2011 à la Maladrerie à Beauvais, exposition à la bibliothèque F. Mitterand et une installation très remarquée au musée Départemental de Beauvais au coeur des collections permanentes.

Galerie Six Elzévir

  • 6 rue Elzévir
  • 75003 Paris

  • Voir les commentaires : (1)

Publicité