Donald aurait Trumpé le fisc Américain pendant 18 ans

Donald Trump - Dans la tête de Donald Trump

Donald Trump : Trente-trois tours, neuf hôtels, dix-sept terrains de golf, 22.000 employés !

 
Selon le New York TimesDonald Trump aurait réussi à éviter depuis 18 ans de payer des impôts, en déclarant des pertes de 916 millions de dollars en 1995. Selon le quotidien, qui dit avoir reçu par la poste une copie de cette déclaration, le document authentifié montre que Donald Trump a bénéficié d’importants avantages fiscaux après l’échec de plusieurs opérations financières au début des années 1990. Cette question est ultra-sensible aux Etats-Unis où le candidat se vante de financer seul sa campagne grâce à sa fortune personnelle, et refuse par ailleurs totalement de publier ses déclarations de revenus, un geste pourtant très important qu’accomplissent, dans un souci de transparence, tous les candidats à la présidence des Etats-Unis, et dont Hillary Clinton s’est, elle, de son côté acquittée.

L’équipe de campagne de Donald a très vite déclaré  que cette copie avait été obtenue par le journal de manière illégale, et que le New York Times était une « annexe » de la candidate démocrate. « M. Trump est un homme d’affaires très compétent qui a pour responsabilité fiduciaire auprès de ses entreprises, de sa famille et de ses employés de ne pas payer plus d’impôt que n’est requis par la loi« , a indiqué son équipe, sans confirmer ni infirmer les informations du New York Times.

Attaqué par Hilary Clinton sur ce sujet lors de leur premier débat télévisé lundi 29 septembre « Peut-être n’est-il pas aussi riche qu’il le dit. Peut-être n’est-il pas aussi généreux qu’il le dit (…) Ou peut-être ne veut-il pas que les Américains (…) sachent qu’il n’a rien payé en impôts fédéraux », avait-elle déclaré.

Dans un livre très documenté qui vient de paraître, Anne Toulouse, spécialiste des Etats-Unis, raconte et analyse l’ascension du candidat républicain. Elle en profite pour dresser un panorama de la situation du pays. « Depuis des décennies, les politiciens des deux partis ont essayé de réduire au plus petit dénominateur commun un pays dont le mot favori est « big » (grand). Arrive le Donald comme un bison dans la prairie, comme un taureau dans un rodéo, comme le sheriff dans un western. Une partie de l’Amérique, celle qui a le sentiment d’avoir fait ce pays, a retrouvé ses marques ! On peut avoir un jugement personnel et subjectif sur cette Amérique, mais voici les chiffres et les faits qui expliquent pourquoi, contre les attentes de tous les experts, le Donald est devenu le pivot de la campagne 2016. » Anne Toulouse

Trente-trois tours, neuf hôtels, dix-sept terrains de golf, 22.000 personnes employées !

Trente-trois tours, neuf hôtels, dix-sept terrains de golf, le tout employant 22.000 personnes, ça vous pose un homme, rappelle Anne Toulouse. Trump réussit parce qu’il incarne aux yeux de l’opinion « l’homme des décisions rapides, capable d’évaluer une situation et de trancher de façon simple… Il ne semble éprouver ni susciter d’émotions intermédiaires. On est séduit par le personnage ou on l’abhorre ». Mais Trump est tout de même détesté par 60 % des Américains issus notamment des minorités ethniques, qui lui reprochent d’avoir exalté et nourri les pires préjugés de la majorité blanche. La question des impôts du milliardaire américain sera peut-être celle qui le fera chuter ce candidat républicain qui alimente lui-même la caricature d’un homme incapable de devenir le président des Etats-Unis.

À cinq semaines de l’élection présidentielle, plusieurs journaux conservateurs appellent à faire barrage à Donald Trump, alors qu’ils l’avaient toujours soutenu, et,  jusqu’à présent chaque candidat républicain en lice. « Le Chicago Tribune » estime qu’il n’a « ni le caractère ni la prudence élémentaire pour le poste ». « USA Today » appelle ses électeurs à « résister au chant des sirènes d’un dangereux démagogue ».A cela s’ajoute la défection de Georges Bush sénior qui a annoncé qu’il voterait pour Hillary Clinton.

Donald Trump, chantre du populisme et de la médiocrité, ne deviendra peut être pas le président des Etats Unis d’Amérique. OUF ! Mais comment le monde en est arrivé à avoir des candidats de plus en plus dangereux à des élections présidentielles ? Il y a des chances que dans notre beau pays gaulois, dixit Nicolas Sarkozy, le choix soit du même acabit lors de nos prochaines élections présidentielles, c’est à dire un impossible choix !

Dans la journée, le magazine américain « 2600: The Hacker Quarterly » a lancé un concours où il offre 10.000 dollars (8.897 euros) à celui qui lui transmettra la déclaration d’impôts du candidat à l’élection présidentielle américaine…

*Anne Toulouse est française d’origine et de nationalité américaine. Elle est installée aux États-Unis depuis près de vingt ans. Elle a été pendant douze ans correspondante de RFI en Amérique du Nord. Elle a écrit deux livres sur les États-Unis, fondé une petite entreprise près de Washington et beaucoup voyagé dans les cinquante États américains.

Broché: 180 pages
Editeur : Stock
Collection : Hors collection littérature française
Langue : Français
ISBN-10: 2234081947
ISBN-13: 978-2234081949

  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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