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Delphine de Vigan quitte la Présidence de la commission de soutien au scénario

Delphine de Vigan

Delphine de Vigan quitte la Présidence de la commission de soutien au scénario et à la réécriture du CNC

La romancière Delphine de Vigan quitte la Présidence de la commission de soutien au scénario et à la réécriture du CNC. Elle avait succédé au journaliste Philippe Lefait, elle avait été nommé en 2015 pour une durée d’une année renouvelable. La commission du soutien au scénario, long métrage cinéma, a pour objectif d’accompagner et de favoriser l’ambition et la créativité des auteurs au moment de l’écriture ou de la réécriture de leur scénario.

Vous présidez la commission de soutien au scénario et à la réécriture depuis septembre 2015, vous étiez-vous fixé des objectifs durant votre mandat ?
Delphine de Vigan : Non, pas vraiment. C’était pour moi une expérience nouvelle, une aventure à mener sans idée préconçue. Je suis assez ouverte à différentes formes de cinéma, j’étais curieuse de voir quels types de projets sont étudiés dans cette commission, d’écouter les échanges qu’ils suscitent.

Quel regard portez-vous sur l’écriture cinématographique actuelle ?
Delphine de Vigan : J’aime sa diversité. Je me rends compte au fil du temps que j’ai des goûts assez éclectiques et que je peux adhérer à des écritures très différentes. J’ai beaucoup de respect pour l’acte d’écrire, qu’il s’agisse d’un livre ou d’un scénario. Je sais ce que cela représente. Soumettre un traitement ou un scénario à une commission comme celle-ci, ce n’est pas rien. Tenter de donner à lire le film que l’on imagine, s’exposer au regard des autres, encaisser les réserves ou les critiques… ce ne sont pas seulement des enjeux financiers. Les auteurs attentent un retour éclairé sur ce qu’ils ont écrit. Il importe qu’une commission comme celle-ci puisse accueillir des projets de toute sorte, et certains sont très audacieux…

Quel est votre lien au cinéma ?
Delphine de Vigan : J’ai un lien très fort avec le cinéma. Le cinéma a fait partie de ma construction, à la fois en tant que personne et en tant qu’écrivain. Autant que les livres, je crois. J’aime cette idée que nous sommes faits de nos lectures, des films que nous avons vus et aimés, que les mots et les images, – même ceux que l’on a oubliés – font aujourd’hui partie de notre ADN. Chaque âge de ma vie est intimement lié aux films que j’ai vus à cette période. J’aime aller au cinéma seule, j’aime être assise dans le noir d’une salle de cinéma et sentir le public autour de moi. C’est un lien assez viscéral, nécessaire. Depuis quelques années, il m’arrive d’écrire pour le cinéma. Le plus souvent dans le cadre de collaborations. Je ne suis pas scénariste. Je suis un écrivain qui collabore à des scénarios, et il me semble que c’est un autre regard, qui peut apporter quelque chose.

Quel bilan faites-vous de votre expérience après un an de présence au sein de cette commission ?
Delphine de Vigan : J’ai beaucoup aimé présider cette commission. C’est passionnant. J’ai essayé d’être à l’écoute des membres et de laisser une chance à toutes les formes d’écriture. De ne jamais passer en force et de respecter les auteurs. J’ai appris beaucoup. Je suis heureuse de voir que de films de genre, des documentaires, des films d’animation, arrivent à obtenir l’aide. Il me semble que c’est plus difficile pour la comédie. Ce n’est pas un a priori contre le genre, cela tient au fait que l’humour est sans doute la chose que nous partageons le moins. Ce qui fait rire les uns laisse les autres de marbre, et vice-versa. Heureusement, quelques projets de comédie ont obtenu l’aide cette année et je m’en réjouis.

Quels sont vos projets pour l’année à venir ?
Delphine de Vigan : Je vais accompagner les traductions de mon dernier livre à l’étranger. Je vais donc beaucoup voyager. Ensuite je reprendrai une lecture musicale que nous avons créée avec la Grande Sophie et que nous allons rejouer à Paris et un peu partout en France. Je ne pourrai malheureusement pas renouveler mon mandat cette année, mais ce n’est que partie remise.

Source : CNC – Photo : DR

  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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