de Vouet à Watteau : Un siècle de dessin français

Watteau - de Vouet à Watteau. Un siècle de dessin français

 » de Vouet à Watteau. Un siècle de dessin français  » vous invite a une promenade dans le temps et dans l’espace des maîtres du XVIIe siècle.

Comme chaque année, de grands musées sont invités par le Département des Hauts-de-Seine à présenter leurs plus belles pièces d’arts graphiques au musée du Domaine départemental de Sceaux, faisant de celui-ci l’un des lieux identifiés de l’étude et de la valorisation de l’art du dessin, à l’échelon national. Jusqu’au 31 décembre l’exposition :  » de Vouet à Watteau. Un siècle de dessin français  » vous invite a une promenade dans le temps et dans l’espace des maîtres du XVIIe siècle.

Après le musée Ingres de Montauban, le musée des Beaux-Arts d’Angers ou bien encore celui de la Cité de la céramique Sèvres et Limoges, c’est au tour du cabinet d’arts graphiques du musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon, l’un des plus riches constitués en région, de présenter à Sceaux son fonds français du XVIIe siècle, particulièrement prestigieux. Exposition en forme de clin d’œil puisque l’époque choisie correspond à celle de la naissance du Domaine de Sceaux dont le créateur, Jean-Baptiste Colbert, connut et encadra, en tant que surintendant des Bâtiments du Roi et protecteur de l’Académie royale de peinture et de sculpture, la plupart des artistes dont les œuvres sont exposées.

Soucieux de leur grandeur, les pouvoirs politiques de ce siècle, traversé par les règnes de Louis XIII et Louis XIV, sont accompagnés d’une volonté esthétique française dont les dignes représentants sont présents au sein de l’exposition : Simon Vouet, Nicolas Poussin, Claude Gellée dit Le Lorrain, Charles Le Brun… Entre la feuille de Pierre Brébiette qui ouvre l’exposition et l’œuvre de Jean-Antoine Watteau qui la clôture, sont évoquées les principales tendances du siècle : le classicisme initié par Poussin et cultivé par Laurent de La Hyre ; l’académisme savant des proches de Le Brun ; l’inflexion coloriste de la fin du siècle, illustrée par les dessins aux trois crayons (sanguine, pierre noire et craie blanche) de Charles de La Fosse et, bien sûr, de Watteau lui-même. Paysages et portraits sont abordés comme des chapitres particuliers de l’histoire du dessin français de cette époque.

La scénographie permet aux visiteurs de comprendre les caractéristiques techniques et méthodologiques de l’étude et de la connaissance du dessin ancien. Des ateliers de dessin pour adultes sont proposés par le musée de Sceaux ; ils sont consacrés aux techniques anciennes : fusain, plume et encre, sanguine, trois crayons… Cette découverte des techniques anciennes sera thématique (volume, perspective aérienne, portrait, corps humain) et progressive, en lien étroit avec les œuvres exposées. Les enfants sont également invités, après avoir observé quelques œuvres de l’exposition et l’utilisation respective de la pierre noire, de la sanguine et de la craie blanche sur les feuilles anciennes, à utiliser ces trois couleurs au sein d’un atelier de dessin.

Photos :

– Charles LE BRUN (1619- 1690), Flore, v. 1660, sanguine, pierre noire et lavis gris ; mise au carreau à la pierre noire, 132 x 132 mm, D.1780 © Besançon, Musée des beaux-arts et d’archéologie- Photo Pierre GUENAT

– Attribué à Nicolas de PLATTEMONTAGNE (1631- 1706), Etude pour une figure d’homme effrayé, à mi-corps, levant les bras, v. 1670-1680, pierre noire et rehauts de craie blanche, 346 x 250 mm, D.2729 © Besançon, Musée des beauxarts et d’archéologie- Photo Pierre GUENAT

– Simon VOUET (1590-1649), Étude pour la figure de Zéphyr, v. 1635-1639, pierre noire et rehauts de craie blanche, 240 x 366 mm, D. 2663 © Besançon, Musée des beaux-arts et d’archéologiePhoto Pierre GUENAT

Informations pratiques :

  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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