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Collection Guggenheim « dénaturée » ? La justice française a tranché !

Collection Guggenheim

Venue vivre à Paris dans les années 20 après avoir perdu son père, magnat de la métallurgie, lors du naufrage du Titanic, Peggy Guggenheim (1898-1979) y a fréquenté les artistes d’avant-garde, et acheter leurs œuvres.

Vivant ensuite à Londres, New-York et Venise, elle a continué sa collection et en a légué les 326 oeuvresPicasso, Braque, Miro, Matisse, Dali, Duchamp, Max Ernst, Rothko, Robert Motherwell ou encore Jackson Pollock – ainsi que le palais vénitien qui les abrite sur le Grand Canal, à la fondation créée par son oncle. Or, pour son petit-fils Sandro Rumney, résident français, et ses enfants, les dernières volontés de la collectionneuse d’art américaine ont été trahies.

La collection a été dénaturée par l’adjonction d’oeuvres issues de donations d’autres collectionneurs, « minimisant par ce fait le génie de Peggy Guggenheim et le caractère tout à fait exceptionnel de sa collection », comme l’avait souligné l’un de leurs avocats Me Olivier Morice.

A peine plus de 50% des oeuvres issues de la collection de Peggy Guggenheim sont présentées alors qu’elle doit être considérée comme un ensemble. Et comme confirme son confrère Bernard Edelman, la collection est une « oeuvre de l’esprit » sur laquelle les descendants ont donc un « droit moral ».

La famille accuse par ailleurs la fondation d’avoir profané la sépulture de la collectionneuse ; ses cendres sont en effet inhumées dans un coin du jardin, où sont organisés des cocktails et une plaque a été ajoutée, mentionnant le nom d’un autre mécène du musée.

La Fondation, quant à elle, rappelle « qu’aucune condition ne figure dans la donation » d’origine et souligne que le taux de fréquentation s’est développé de façon spectaculaire, passant de 35.000 visiteurs par an à la mort de Peggy Guggenheim à 400.000 et insiste sur le fait que la collection n’est pas une œuvre de l’esprit : « Peggy Guggenheim a été une égérie du monde de l’art, elle achetait beaucoup pour soutenir les artistes. » Pour autant son accrochage était « très didactique, sans originalité, pas autre chose qu’une compilation ». D’ailleurs, elle n’a « pas donné un sens esthétique dans lequel devrait être présentée la collection », dont elle a elle-même changé plusieurs fois la disposition de son vivant.
Alors, violation de sépulture ? Collection « œuvre d’esprit » ?

Et d’ailleurs, à propos d’esprit,….Esprit es-tu là ?

Et bien non, pas pour la cour d’appel de Paris, qui a débouté, mercredi 23 septembre, les descendants de Peggy Guggenheim de leur action devant la justice française contre la Fondation Solomon Guggenheim, qui administre à Venise la collection de leur ancêtre.

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