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Climats artificiels à l’Espace de la Fondation EDF

Climats artificiels

Cela fait 25 ans que l’Espace de la Fondation EDF accueille des expositions qui traitent du rapport de l’homme à la nature, de l’art au vivant, ou encore de l’environnement car s’il y a un élément qui éveille les consciences, c’est bien l’expression artistique.  Encore plus que jamais avec le grand débat de cette fin d’année 2015 sur les enjeux climatiques (COP 21) qui va s’ouvrir dans quelques semaines à Paris, une vision métaphorique de ce sujet s’imposait et ce sont donc une trentaine d’œuvres, d’artistes de renom et de tous horizons qui va permettre au public de se questionner et d’appréhender avec poésie cette actualité, afin que chacun mobilise sa propre conscience.

Monumentales, stupéfiantes, utopistes, inquiétantes, humoristiques ou émouvantes, l’exposition privilégie des oeuvres d’artistes, parmi lesquels Marina Abramović, Hicham Ber rada, Spencer Finch, Laurent Grasso, Hans Haacke, Ange Leccia, Yoko Ono et Pavel Peppertsein, pour lesquels le climat est un outil de travail, le fil conducteurde leur recherche artistique et non le support d’une contestation littérale.

La conférence internationale sur le changement climatique qui va se tenir à la fin de l’année à Paris, « va aborder la question du climat de façon politique, voire dramatique. J’ai souhaité faire un pas de côté en proposant une réflexion plus poétique », explique Camille Morineau, commissaire de l’exposition qui poursuit : les œuvres « permettent au spectateur une réflexion sur le climat de façon apaisée, presque zen. Il y a dans les voies détournées et discrètes, une force d’évocation qui peut être à l’origine d’une transformation. » La déambultation à travers les installations est fragmentée en trois parties.

Dans la première, « L’état du ciel », les artistes ont voulu « reproduire ou capter le climat ». L’œuvre centrale est « Cloudscapes » de Tetsuo Kondo, qui invite le visiteur à monter sur un escalier et, dans un immense cube transparent, à passer à travers un nuage artificiel créé par la gestion des paramètres de température et d’humidité.

« Sky TV » (1966), de Yoko Ono, est l’enregistrement de l’état du ciel et sa diffusion en direct sur un téléviseur afin de « percevoir le ciel comme faisant partie de notre environnement à l’intérieur comme à l’extérieur ».

La seconde partie, baptisée « Équilibres précaires », témoigne du côté transitoire de l’environnement. Les oeuvres y passent d’un état à un autre, comme « Présage » (2013), de Hicham Berrada, une série d’aquariums où l’artiste a reproduit, à partir de produits chimiques, un écosystème qui évolue de façon aléatoire. Ou bien encore la création de Chris Morin-Eitner qui, dans ses photographies retravaillées, « Paris Jungle Tour Eiffel » (2010) ou « Paris Opéra Garnier Ballet » (2012), imagine ce que deviendrait un univers urbain abandonné à la végétation, telle cette tout Eiffel dévorée par les plantes…

La fin de l’exposition est intitulée, « Catastrophes ordinaires », et invite « à une rêverie cauchemardesque » autour de phénomènes naturels ou artificiels. Ainsi, « Champs d’ozone » du collectif HeHe, est une installation vidéo qui utilise en temps réel les données d’Airparif et les transpose sur des images de Paris.

En résonnance à la 21e Conférence des Parties à la convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique 2015, c’est à une exposition emplie de rêverie pour illustrer le changement que nous convie la Fondation EDF. Si vous avez toujours rêvé de traverser un nuage artificiel ou de passer votre tête dans des serres suspendues, cette déambulation poétique vous en donne l’occasion.

Photo : © Tetsuo Kondo, Cloudscape, 2012

Informations pratiques

LES ARTISTES

Marina Abramović
Baily, Corby & Mackenzie
Cécile Beau
Vaughn Bell
Hicham Berrada
Sonja Braas
Charlotte Charbonnel
Julian Charrière
Rebecca Digne
Spencer Finch
Laurent Grasso
Hans Haacke
HeHe
Testuo Kondo
Testumi Kudo
Ange Leccia
Chema Madoz
Adrian Missika
Chris Morin-Eitner
Yoko Ono
Stéphane Sautour
Bente Skjottegaard
Pavel Pepperstein

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  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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