CERAMIX de Rodin à Thomas Schütte

ceramix

Sèvres – Cité de la céramique, La maison rouge à Paris et le Bonnefanten Museum à Maastricht (Pays-Bas) présentent CERAMIX.

CERAMIX est un événement à l’ambition internationale. Grâce aux prêts de prestigieuses institutions muséales (le Museo Internazionale della ceramica de Faenza, le Stedelijk Museum à Hertogenbosch et à Amsterdam, le Victoria & Albert Museum de Londres, le Petit Palais, Orsay, et le Centre Pompidou à Paris…) et de collectionneurs passionnés, ce ne sont pas moins de 250 œuvres, de 100 artistes issus de 25 nationalités qui mettent en lumière les relations entre art et céramique aux XXe et XXIe siècles. C’est la première fois que ce sujet est traité dans une grande amplitude chronologique et géographique.

L’exposition met en valeur la continuité de l’usage de ce matériau et montre comment il accompagne les révolutions de la modernité. Le statut très particulier des objets en céramique, à mi-chemin entre art et artisanat, explique que la céramique ait pu être longtemps considérée comme un « art mineur»; c’est précisément de cette dépréciation, de cette proximité du monde artisanal et de fonctions sociales, mais aussi de la liberté de formes et de couleurs due à la fois aux particularités du matériau et à sa relative «déconnexion» de l’univers des Beaux-Arts, que se fonde le renouvellement aujourd’hui de l’usage de la céramique par les artistes. L’exposition CERAMIX explore les représentations politiques, esthétiques, figuratives ou abstraites via ce foisonnant matériau. La présentation est à la fois chronologique et thématique, le parcours comprend des salles monographiques conçues en étroite collaboration avec les artistes, parmi lesquels Johan Creten, Klara Kristalova, Elsa Sahal, Thomas Schütte Des thèmes tels que la relecture de la tradition, la mémoire des corps et l’hybridité des formes sont abordés.

L’exposition commence par une évocation du travail d’artistes précurseurs comme Paul Gauguin ou Auguste Rodin qui, à l’aube du XXe siècle, débutent un mouvement révolutionnaire plaçant la céramique au centre d’un questionnement moderniste de l’art. Cette révolution prend de l’ampleur tout en étant réinventée par des artistes d’avant-garde comme Pablo Picasso, Juan Miró, Raoul Dufy et André Derain. Dans les années 50 et 60, en parallèle de l’expressionnisme abstrait en peinture, un nouveau type de sculpture se développe aux États-Unis.

Cette utilisation abstraite du médium se retrouve dans le mouvement japonais Sodeisha et le mouvement européen de l’art informel avec Lucio Fontana et le groupe CoBra. L’exposition présente ensuite les œuvres d’artistes céramistes imprégnés des mouvements Pop et Funk qui se développent dans les années 70 aux États-Unis. Le travail de Robert Arneson incarne ce mouvement qui reflète une préoccupation de l’ordinaire, de la banlieue américaine et de l’imagerie de consommation. Cette période voit également émerger une génération d’artistes qui utilisent la céramique comme réceptacle d’un nouveau genre artistique, à la jonction entre féminisme, minimalisme et performance.

Puis dans les années 80, l’utilisation ironique de références, du pastiche et de citations se développe afin de perturber les notions hégémoniques d’identité culturelle, comme l’incarne le travail de Luigi Ontani.

Enfin, dans les années 1990, la céramique devient un outil de critique sociale et politique : le travail de Ai Weiwei, Ni Haifeng ou encore de l’artiste iranienne Bita Fayyazi abordent des questions liées à l’authenticité, au pouvoir et au post-colonialisme. Outre cette confrontation et association à l’histoire de la sculpture, l’exposition met également en relation l’utilisation de la céramique par les artistes pour questionner la peinture ou encore son introduction dans la performance et la vidéo, renouvelant ainsi l’histoire de l’installation, en intérieur comme en extérieur, révélant toutes les possibilités offertes par la céramique.  Une exposition conçue par Camille Morineau, ancienne conservatrice au Centre Pompidou, Lucia Pesapane, historienne de l’art.

Grayson Perry

Grayson Perry, Memory Jar, 2013, [Jarre de mémoire], céramique, 40 × 35 cm. Bonnefantenmuseum, Maastricht | Sèvres–Cité de le céramique
Grayson Perry, Memory Jar, 2013, (Jarre de mémoire), céramique, 40 × 35 cm. Bonnefantenmuseum, Maastricht – Sèvres–Cité de le céramique
  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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