0

Bertil HANSSON – Sophie LAVAUX « La Nature Inspire, l’Artiste Exprime »

Bertil Hansson

Bertil Hansson utilise trois techniques de travail, la peinture, le graphisme et la photographie, sans privilégier l’une par rapport à l’autre. Sa technique dominante y est celle de la tempera à l’huile de lin et à l’oeuf avec pour support la toile ou le bois. Il prépare ses propres couleurs à partir de pigment sec et d’une émulsion composée d’eau, d’oeuf, d’huile de lin, de dammar et de quelques gouttes d’huile de lavande pour la conservation. Bertil Hansson trouve essentiellement son inspiration dans la musique et dans la nature. Quand bien même elle ne seraient par explicitement visibles dans son oeuvre, les sensations que font naître en lui tant l’une que l’autre y sont constamment présentes.

La terre pour Sophie Lavaux est une matière noble, vivante et sensuelle, elle est aussi naturelle. Elle permet d’inscrire très rapidement le volume que Sophie Lavaux désire faire. Quand Sophie Lavaux la sculpte ou la modèle, il se construit un dialogue entre la terre est elle. Sophie Lavaux cherche à traduire un émerveillement vécu dans la nature, à rendre ce que la nature lui donne de fort et de rassurant, la sensation du tout et d’appartenace.La nature lui parle, lui raconte quelque chose et devient sa muse.

Bertil HANSSON

Nè en 1950 à Lysekil, Suède, Bertil Hansson figure parmi les représentants les plus éminents des artistes de la Province de Bohuslän exposant cet automne à Göteborg. Même s’il réside actuellement la plupart du temps en Provence, il nous paraît impossible de le dissocier dans notre esprit de sa région natale du Bohuslän, où il grandi et travaillé la plus grande partie de sa vie, en y puisant son inspiration créatrice majeure.

Il expose pour nous cette fois-ci des temperas de formats variés et une cinquantaine d’aquarelles de moindre taille, toutes datées de 2008.

Son oeuvre picturale nous apparaît en quelque sorte comme une « poésie en couleur », comme une suite de poèmes visuels dont l’âme profonde viendrait à se métamorphoser si l’on s’aventurait à lui donner forme verbale. Oeuvre pour l’essentiel non figurative, quoique émanant organiquement de formes puisées au coeur de la nature elle-même. Si l’on peut parfois, ici ou là, croire fugitivement y entrevoir une silhouette humaine, il demeure que les références manifestes à la réalité objective sont extrêmement rares dans l’univers d’un artiste qui se contente de laisser le plus généralement au spectateur le soin de laisser la bride sur le cou à sa propre imagination.

Peut être suffira-t-il de dire qu’ici lumière, couleurs et formes constituent en elles-mêmes le motif véritable de l’abstraction ainsi engendrée. Ce qu’en effet nous saisissons du regard apparaît comme une danse libérée dont le peintre serait le chorégraphe des couleurs. S’élançant d’une sensation intuitive génératrice de son élan initial, il va présenter de la sorte une diversité de mouvements propres à faire surgir l’expression tout en laissant pour ce faire leur pleine liberté aux danseurs, pour autant qu’ils se montrent capables de rendre à l’unisson les sensations et les sonorités voulues. Cela fait, la danse peut alors s’élancer dans un mouvement spontané, sur un fond monocolore qui renforce encore la sensation de libération de toute pesanteur.

Pour les temperas, Bertil Hansson a recours à une palette joyeuse reposant sur l’étincelant blanc crémeux de formations nébuleuses ou bien sur de frénétiques tourbillons de lumière sur des fonds mats ou sombres. L’impression donnée par les aquarelles se révèle de nature plus légère et plus claire, soit que la surface du support reste telle quelle, sans apprêt ou bien tout juste recouverte d’une fine couche claire, soit que l’emportent la transparence naturelle propre au support et l’exigence qui en découle d’une extrême vitesse d’exécution. Ces deux techniques reposent l’une comme l’autre sur le mouvement, quoique de façon peut-être moins appuyée dans les aquarelles. Extrait texte Solveig Thulin, critique d’art.

Sophie Lavaux

Sophie LAVAUX

Née à Château-Thierry. Elle a 6ans, quand sa famille va s’installer à l’Île de la Réunion. C’est là, dans ce petit paradis, qu’elle a grandi. Elle quitte l’Île pour ses études à Paris en 1972.

« Je reste émerveillée devant la force de la vie sur terre : douceur, grandeur, fureur, fusion, eau, feu, glace. Autant d’éléments et de sensations qui nuancent mon travail sur La matière. J’utilise le plâtre, le grès, la porcelaine pour façonner ma relation avec la nature. Et mes créations, comme à chaque fois, sont un commencement… ».

  • Exposition du 12 octobre au 11 novembre 2012

Galerie 22

  • 267, Route de Gordes Coustellet
    84220 Cabrières d’Avignon
Partager :
  • googleplus
  • linkedin
  • rss
  • pinterest
  • mail

Rédigé par : admin

artsixMic l'information en continu

Ne manquez plus notre Newsletter !