B3A Paris Bruneseau, premier immeuble de grande hauteur sur la Zac Paris rive gauche

(c) Ateliers Jean Nouvel

La Ville de Paris expose les 4 projets de la consultation  » B3A Paris Bruneseau « , premier immeuble de grande hauteur au Pavillon de l’Arsenal.

La Ville de Paris a décidé de réaliser des immeubles de grande hauteur dans certains quartiers de la ville. La Semapa a ainsi organisé une consultation exceptionnelle visant à désigner l’équipe chargée de réaliser ce premier bâtiment de grande hauteur sur la Zac Paris rive gauche. Il abritera principalement des bureaux, un hôtel, des activités et des commerces. La forte attractivité de Paris s’est concrétisée par la très grande qualité de la consultation qui a duré une année avec un intérêt avéré des 4 équipes internationales qui y ont répondu, constituée d’investisseurs et promoteurs solides associés à des architectes de grand renom réunissant des compétences françaises, européennes et nord américaines. Bertrand Delanoë, maire de Paris a tenu à ce qu’une exposition puisse se tenir au Pavillon de l’Arsenal présentant le travail des 4 équipes en lice du 29 juin au 21 août :

  • Buelens avec Neutelings Riedijk Architects,
  • Ivanhoé Cambridge et Hines avec Ateliers Jean Nouvel,
  • Tishman Speyer avec Arquitectonica,
  • Bouygues Immobilier et The Carlyle Group avec Atelier Elisabeth et Christian de Portzamparc.

Le projet « Duo » conçu par les ateliers Jean Nouvel et porté par les investisseurs Ivanhoé Cambridge / Hines, a été désigné en avril dernier, lauréat du premier immeuble de grande hauteur pour s’implanter sur ce site de Masséna Bruneseau dans le 13e.

B3A PREMIER IMMEUBLE DE GRANDE HAUTEUR

Située au coeur de l’agglomération parisienne, à la jonction entre Paris et Ivry-sur-Seine, le projet développé sur l’ilot B3A, dans la perspective de l’avenue de France, sera le premier projet du secteur Bruneseau, « quartier des grandes hauteurs » amené à accueillir les projets les plus ambitieux.

Se développant en bord de Seine, desservi par les Maréchaux, le périphérique et dès 2012, par le tramway T3, ce secteur attractif va étendre le dynamisme de Paris Rive Gauche jusqu’aux portes de la capitale. Bien au-delà, il offrira un ancrage parisien au projet Seine Amont (regroupant aujourd’hui Alfortville, Choisy-le-Roy, Ivry-sur-Seine, Orly et Vitry-sur- Seine) qui représente un potentiel exceptionnel pour le développement économique et urbain de la métropole. Perceptible à l’échelle du grand paysage parisien, B3A le projet contribuera à donner une identité dynamique et contemporaine au quartier.

État des lieux Situé à la limite de la commune de Paris, Bruneseau appartient à l’ancienne zone dite des fortifications (enceinte de Thiers) qui ceinture Paris sur une largeur de 250 m. Ce secteur compris entre le boulevard du Général Jean Simon et Ivry-sur-Seine accueille de nombreuses infrastructures qui le cisaillent (boulevard périphérique et ses bretelles, voies ferrées du faisceau Austerlitz). Il est peu construit et se distingue ainsi des quartiers parisiens denses et continus.

Il se décompose en deux secteurs qui se différencient par leur relief et leur occupation actuelle. La libération des terrains conditionne la réalisation du projet urbain, développé par Ateliers Lion associés, qui se fera en plusieurs phases.

Le secteur « Bruneseau nord » compris entre le boulevard du Général Jean Simon et Ivry-sur-Seine, s’étend entre les quais de Seine et la rue Bruneseau. Ce site à 8 mètres en contrebas du boulevard est très largement occupé par le diffuseur du périphérique. Il comporte diverses activités : PC de régulation du périphérique, silos des ciments Calcia, hôtel industriel Berlier, bâtiments municipaux.

Le secteur « Bruneseau sud », le long de l’avenue de la Porte de Vitry, accueille actuellement les ateliers de maintenance des trains Corail. Les deux secteurs sont séparés par le faisceau ferroviaire.

Sur ce site qui se donne à voir depuis l’autre rive de la Seine et depuis le boulevard périphérique, la Ville de Paris a décidé l’intégration d’immeubles de grande hauteur parmi les constructions nouvelles créant un paysage porteur d’une identité dynamique et contemporaine. Ces grands immeubles permettent d’absorber visuellement les infrastructures routières et ferroviaires et de s’en protéger. Ils permettent, par la constructibilité supplémentaire qu’ils génèrent de créer une nouvelle centralité à la jonction de Paris et d’Ivry, où se mêleront logements, équipements et activités économiques diversifiées.

Les immeubles de 180 m maximum, dédiés majoritairement aux bureaux et activités économiques sont implantés à proximité du périphérique. Les immeubles de 50 m dédiés principalement aux logements se répartissent le long du boulevard du Général Jean Simon, au débouché de l’avenue de France dans la continuité du quartier Bédier-Boutroux. Les implantations commerciales privilégient l’allée Paris-Ivry qui rejoint les équipements commerciaux présents sur la commune d’Ivry-sur-Seine, le débouché de l’avenue de France, le boulevard du Général Jean Simon et l’avenue de la porte de Vitry. Les services et activités créatrices prennent place dans les premiers niveaux des constructions qui marquent la continuité de l’alignement des rues, les équipements se répartissent à proximité des programmes de logements et à l’abri des nuisances du boulevard périphérique.

Programme du quartier Bruneseau (Architecte coordonnateur : Ateliers Lion associés) Surface totale : 480 000 m²

  • Bureaux et activités : 264 000 m² – Logements : 178 000 m²
  • Commerces : 18 000 m² SHON minimum
  • Équipements publics : 20 000 m²

« Duo » Ivanohé Cambridge ( INVESTISSEUR ) Ateliers Jean Nouvel Hines Présenté par La Semapa

Deux bâtiments forment le projet. Deux édifices distincts mais conçus pour se répondre l’un à l’autre, pour dialoguer entre eux, et avec leur environnement. Pour mettre en scène ce dialogue, Jean Nouvel s’appuie à la fois sur des jeux d’inclinaison des façades, et sur leurs rythmes et matérialités. L’ensemble, par son expressivité, acquiert un statut de repère en totale résonance avec le site et annonce le développement urbain du quartier qui doit être mis en oeuvre lors des 10 prochaines années.

Le bâtiment le plus haut est placé côté boulevard périphérique. D’une hauteur de 175 m, il s’incline doublement : vers l’axe de l’avenue de France d’une part, et vers le périphérique d’autre part. Ce déhanchement le rend visible dans la perspective de l’avenue de France, tout en laissant largement ouverte la vue vers Ivry ainsi que le préconisent les directives urbaines. Il est également l’occasion de renvoyer, par des jeux de façades, le reflets des voies ferrées et de leurs mouvements. Le second bâtiment, côté boulevard du Général Jean Simon, est plus bas (115 m) et assure ainsi une transition avec les immeubles en vis à vis. Depuis sa base, il s’écarte de la première tour par des retraits successifs qui forment autant de terrasses arborées. L’écart ainsi obtenu entre les deux bâtiments, qui augmente à la façon d’un « V » au fur et à mesure que l’on monte, permet de laisser passer la lumière du sud et de l’ouest vers l’hôtel industriel Berlier (conçu par Dominique Perrault), et au delà vers le futur quartier d’habitation.

Les bâtiments s’implantent de façon classique le long des espaces publics, sur lesquels s’ouvrent des commerces et les halls des autres composantes du programme : bureaux, activités, hôtel. Entre les deux tours, un passage permet de relier la rue Bruneseau à un large belvédère paysager en balcon sur les voies ferrées, également accessible depuis le boulevard des Maréchaux.

En partie haute, des jeux d’obliques affirment l’identité de la silhouette générale, et signalent des lieux privilégiés par leur panorama : un espace de rencontre dédié au programme tertiaire et un restaurant panoramique ouvert au public.

Programme − Bureaux : 91 225 m² avec auditorium − Hôtel : 7 737 m² – 237 chambres (4 étoiles) − Activités : 4 456 m² − Commerces : 1 832 m² dont un restaurant panoramique

L’IMAGE DE L’EST

L’Est est un devenir… Une aube… Une promesse… L’Est de Paris petit à petit se précise, se fabrique et apparaît. Il complète et modifie une situation inachevée. Il s’agit ici d’y construire son sommet, son point culminant pour ce début de siècle. D’y affirmer un caractère et une singularité en relation avec la réalité du site, avec cet objectif : révéler sa particulière beauté, s’appuyer sur elle pour inventer et renforcer l’attractivité du lieu.

Parmi d’autres, trois caractéristiques doivent être prises en compte pour orienter le projet :

– Le fond de perspective de l’avenue de France.

– Sa situation en limite d’un des fleuves ferroviaires qui vont au coeur de la capitale.

– Sa position en bordure du périphérique dont il doit devenir un événement identitaire.

L’implantation de la tour suggéré par le document d’urbanisme ne lui confère pas un statut de point de repère directement lié à la perspective de l’avenue de France. Ainsi depuis le trottoir de la Bibliothèque Nationale de France elle n’est pas visible. Une légère inclinaison serait de nature à la faire apparaître… Ce déhanchement permettrait un jeu de reflets du paysage ferroviaire dans la façade sud, jeu très lisible depuis le boulevard périphérique et depuis le boulevard du général Jean Simon. Dans cette hypothèse la tour devient plus présente dans la perspective de l’avenue de France si elle est en bordure du périphérique. Son expressivité est affirmée quand elle est en stricte limite du boulevard périphérique, son inclinaison lui donne une dynamique particulièrement lisible depuis le flux de ce boulevard. La conséquence est que le second immeuble est alors situé le long du boulevard du Général Jean Simon. Il en devient plus urbain, plus humain. Il peut ainsi accueillir des commerces à son pied, créer des terrasses accessibles, avoir des fenêtres ouvrables éloignés de la pollution sonore et poussiéreuse du boulevard périphérique.

Le principe essentiel de la proposition urbaine du programme – la fracture médiane et la place centrale entre les deux immeubles pour éclairer l’hôtel industriel Berliet – est conservé et accentué par la double inclinaison des bâtiments qui exhibent leur connivence et ainsi ouvrent un V de soleil.

Les deux immeubles sont urbains, au niveau du sol le balcon public sur les voies regarde Ivry, il est bordé par une grande brasserie et sa terrasse. Il est l’accès à l’hôtel et à la tour et accueille des commerces sous forme de grands kiosques qui pourraient aussi ponctuer le large espace du carrefour avenue de France et boulevard du général Jean Simon…

Ces deux immeubles essayent d’amplifier le plaisir d’être là. Ils vont chercher les vues, accueillent des arbres et des arbustes sur leurs terrasses et, leurs sommets sont des destinations accessibles à tous. Pour l’immeuble hôtel une grande terrasse orientée vers la Seine et le Paris historique, couverte et protégée du vent, constitue le toit du restaurant panoramique. Pour la tour son sommet devient un panorama espace de rencontres dans le cadre de ce grand programme tertiaire.

Les immeubles de grande hauteur environnants des décennies précédentes sont étêtés, leurs toitures terrasses ne sont pas accessibles. Nous construisons un sommet et même deux sommets. Un sommet a une tête, un profil qui l’identifie. C’est pour cela que les deux têtes de nos deux protagonistes sont expressives, vivantes, que ce duo dialogue et qu’il parle aussi à ses sympathiques voisins… Jean Nouvel

PAVILLON DE L’ARSENAL

  • 21, bld Morland
  • 75004 Paris

 

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