au mois d’avril, ouverture des Cures Marines de Trouville

Les Cures Marines de Trouville

Inspiré des premiers bains de mer de Trouville, l’institut des Cures Marines renoue avec le plaisir, les moments précieux de détente, le désir de mieux être.

Les espaces thalasso & spa, conçus sur deux étages, renaissent sous le signe de la sérénité. La présence de rayures, ici et là, rappelle inévitablement celles des cabines de plage des années 1920. Les espaces de vie conjuguent passé et présent. Leur design suggère les différentes époques qu’a traversé le bâtiment. La réinterprétation contemporaine de l’architecture classique crée une douce intemporalité. Le présent tutoie le passé avec poésie et légèreté : photos anciennes des premiers bains, mots superposés sur les murs et rayures graphiques bleu marine. Les deux bassins, entièrement habillés de rayures bayadère géantes, émergent comme posés au sommet de colonnes d’antiques thermes monumentaux.

Tel un cocon luxueux baigné d’eau et de lumière chaleureuse, l’institut des Cures Marines de Trouville invite à se déconnecter le temps d’une escale balnéaire chic ou d’un véritable retour aux sources de soi. L’institut déploie ses trente-deux cabines et sa suite de soins composée de quatre cabines.

Situé sur l’une des plus belles plages de Normandie, l’Hôtel des Cures Marines reconquiert son aura magique par la grâce d’une métamorphose subtile et élégante confiée à l’architecte designer Jean-Philippe Nuel. Le charme domine. L’émotion revient. Comme si la mode des villégiatures maritimes, insufflée par l’aristocratie française ou anglaise, sonnait l’heure du grand retour. Face à la mer, le bâtiment créé en 1903 a retrouvé sa superbe pour offrir, à seulement deux heures en train de Paris, la quiétude et la sérénité d’une pause hors du temps.

À l’écoute de l’âme des bâtiments anciens qu’il ressuscite, l’architecte d’intérieur – designer Jean-Philippe Nuel a choisi comme fil rouge, l’atmosphère un peu surannée des premières villégiatures balnéaires. Amoureux des lieux qui ont une histoire, il a su dernièrement faire renaître un fleuron de l’Art déco, la piscine Molitor (MGallery) à Paris… des héritages du passé qui deviennent sous sa patte les patrimoines de demain. L’ouverture des Cures Marines de Trouville se fera au mois d’avril 2015.

Jean-Philippe Nuel en quelques questions

• Quelle a été votre réaction en découvrant le projet ?

Je connaissais déjà ce monument et j’étais tombé sous son charme bien avant que l’on me commande sa reconversion. Quand je l’ai visité pour la première fois, l’intérieur était totalement dégradé. Il ressemblait à un palais vénitien abandonné. Il m’a touché et j’ai immédiatement saisi son âme première.

• Votre levier pour travailler ?

S’attarder sur la valeur patrimoniale dans ce genre de projet est primordial. Je n’aime pas le mot décoration, car j’ai besoin de trouver du sens dans ce que je réalise. Je recherche un fil rouge qui devient la spécificité du lieu. Et surtout, j’aime remodeler intégralité intérieure en symbiose avec l’architecture extérieure.

• Que vous a inspiré son nom ?

Il est très évocateur car il marque une époque. Il résonne comme un voyage dans le temps. La période des bains de mer, des villégiatures, d’un certain raffinement qui semble quelque peu nostalgique aujourd’hui mais qui révèle l’âme profonde de ce lieu. Lors d’une séance de travail, nous sommes tombés sur une photo de mode où le mannequin portait un costume en lin blanc rehaussé de très fines rayures tennis.

• Ce fut vraiment le déclic de toute cette déclinaison de blanc, de gris et de bleus ?

Oui, car c’était comme une évidence : toute l’élégance balnéaire à la fois moderne et intemporelle. L’univers s’est construit autour de la mode de cette époque. D’ailleurs, sa façade néo-classique, jaunie par le temps, reprend son identité première dans une blancheur réhaussée de gris perlé éclatante au point de lui donner l’effet d’une presqu’île jetée entre le port et la mer.

• Que reste-t-il du passé ?

Tout ce qu’on a pu préserver. Nous avons restauré et réutilisé des fresques découvertes dans certaines chambres, conservé un mur de briques dans son état, gardé des chapiteaux, joué avec les proportions pour retrouver l’ampleur des anciens thermes. Le baroque et la modernité dialoguent dans une approche contemporaine qui met en valeur ce patrimoine. C’est comme un livre que je commence et que je laisse aux gens pour qu’ils continuent l’histoire. Voici la magie de mon travail.

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  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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