Arthur Simony : exposition et performances

Arthur Simony 

Dans le quartier du 10ème ouest, tout le monde connaît le street artist Arthur Simony, c’est là qu’il vit et travaille depuis 5 ans. Mais si son nom à priori ne vous dit rien, vous le connaissez quand même très bien car ce petit dessin qui nous sourit au coin des rues, c’est lui !

Mais commençons par le commencement :

Arthur Simony et un passionné de lignes, de formes et de matières ; pour assouvir cette passion et lui donner vie et corps, il gagne Bruxelles et s’inscrit dans une école de stylisme. C’est au cours de cette première année, au début des années 2000, qu’il réalise sa première installation, « La vie ne tient qu’à un fil ».

Aujourd’hui, on le retrouve à Paris avec toujours le même goût pour le fil et la ligne. L’artiste se met donc à tendre et suspendre des fils, à en taguer, laissant derrière lui des clins d’œil que les passants surprennent dans les rues, sur les portes et les palissades.

Puis le fil se tord, prend vie, respire et donne vie à une figure qu’Arthur reproduit à l’infini dans sa chambre, épurant la silhouette, en allongeant le cou et le visage : Jeanne venait de naître ! En 2011, elle se révèle au public et descend dans la rue pour s’y affirmer. Pour l’artiste, elle est une évidence, une histoire d’amour fruit de lectures, et notamment de celles portant sur Modigliani. Le nom de Jeanne est un hommage à Jeanne Hébuterne, artiste, modèle et femme du maître.

Elle est partout sur les murs, les portes, les encombrants qui jonchent les trottoirs, s’expose dans les cafés, prend le métro, change de station….Tour à tour grande, altière parfois enfantine et boudeuse ! Arthur en est fou et fier. Il aime qu’elle se fasse enlever par un passant mais jaloux et exclusif la reproduit et la garde précieusement au sein de son atelier… C’est ça l’histoire de Jeanne, c’est ça l’histoire d’Arthur, les deux vivant en parfaite symbiose.

Arthur Simony est également l’auteur de nombreuses œuvres participatives, dont « le fil de la vie » exposé au Grand Palais. Son travail sur la nature et la poésie s’illustre au travers de son œuvre « les galets », hommage à Francis Ponge, ainsi que dans la réalisation de calligrammes où les mots se répètent avec un certain rythme, à la manière de mantras. Le public aura le plaisir de le retrouver en septembre prochain grâce à la société POS, acronyme de « Plan d’Occupation du Sol« , connue pour développer, à partir d’une forme, d’un matériau et d’un savoir faire, des meubles, principalement sous la forme de pièces uniques et de séries limitées, adaptés aux espaces d’habitation urbains et aux modes de vie actuels, qu’elle commercialise dans sa galerie située 49, rue d’Hauteville à Paris 10ème.

Elle y associe, autour de thèmes, des œuvres d’artistes contemporains: plasticiens, designers, écrivains, photographes, stylistes et organise ainsi, tout au long de l’année, des expositions et performances, – moments de rencontre avec les créateurs. Ces manifestations sont l’occasion, pour l’artiste invité, de personnaliser un meuble de POS ou pour POS de développer un nouveau projet.

Dans ce contexte, Arthur Simony présentera :

– « sauve ton rêve », performance « Ton devoir est de sauver ton rêve » (Modigliani) Arthur Simony réalise, avec chacun des 100 participants venus à la galerie, une œuvre, – prolongement de « l’arbre de vie », installation participative réalisée en 2015 (http://www.technikart.com/larbre-de-vie-arthur-simony/) ou de « décrocher les étoiles », qui s’adresse plus particulièrement aux enfants des écoles primaires, ayant vocation à encourager ceux-ci à définir, puis entretenir un vœu qu’ils auront formulé pour eux-mêmes ou pour le monde qui les entoure. En semaine pour les enfants des écoles (sur réservation) et les dimanches 18 et 25 septembre, de 16H à 19H30 pour tout public.

– La Table, le n° 0 de la table 660 dessinée par POS se fait prétexte à un exercice poétique et graphique : Arthur Simony y réalise un calligramme à partir d’un extrait du livre « La Table » de Francis Ponge. Les mots se lient à l’objet qu’ils représentent.

– Travail préparatoire à une future monnaie virtuelle. Dans le cadre de cette exposition, Arthur Simony proposera au public d’acquérir des dessins à petit prix : petit format (XXcm X XXcm) à 10 €, et grand format (XXcm X XXcm) à 20 €. Ces œuvres seront échangeables et pourront servir de monnaie de paiement d’un bien ou d’un service entre particuliers.

– Calligrammes : Arthur présentera également son travail sur le mantra et l’ ho’oponopono, chemin vers la conscience et la paix en soi et autour de soi, au travers de totems (désolé, pardon, merci, je t’aime) et dessins (amour, la vie est belle et merci maman notamment). Par ce travail, Arthur Simony nous guide vers des situations positives et constructives. Son art fait du bien tant à celui qui le réalise qu’à celui qui le regarde. « Par la répétition, j’améliore non seulement mon trait mais également mon rapport à moi-même et au monde qui m’entoure. Il s’agit d’un travail sur la puissance des mots. Les mots créent matière.»

– Jeanne(s) sera présente ; elle a pris des couleurs et de la matière au travers de peintures acryliques sur toiles. Bien qu’elle ait perdu ses yeux, elle devient plus jolie, plus distinguée, plus femme. Sera également exposé « les 1000 et 1 visages de Jeanne », stylo sur bois.

« La reproduction de Jeanne peut sembler relever de l’obsession. Pourtant, je ne m’ennuie jamais. Chaque Jeanne est une rencontre. Elle ressemble à la précédente mais un rien l’en distingue. Chacune a son petit « truc ». » Jeanne et Calligrammes répondent à une même formule graphique, fondée sur la répétition, réputée bénéfique pour l’esprit.

Informations pratiques :

Les bonbons / Arthur Simony / 2015

  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

  • Voir les commentaires : (0)

Publicité

Vous pourriez aussi aimer ?