Agathe May lauréate du Prix de Gravure Mario Avati

Agathe May

ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
Agathe May, Lauréate du Prix de Gravure Mario Avati
du 11 mai au 11 juin 2017

Les créations d’Agathe May, lauréate de la quatrième édition du Prix de Gravure Mario Avati, seront à l’honneur à l’Académie des beaux-arts à l’occasion de la rétrospective qui lui est consacrée du 11 mai au 11 juin 2017 et lors de laquelle une quarantaine d’œuvres de ces vingt dernières années seront exposées. D’envergure internationale, ce prix est destiné à récompenser les artistes qui, par la qualité de leur œuvre contribuent à faire progresser l’art de l’estampe, à laquelle Mario Avati a consacré sa vie.

Diplômée de l’École nationale supérieure des Arts décoratifs de Paris, où elle a suivi la spécialisation en gravure, Agathe May a été lauréate en 1983 du prix de l’Académie de France à Rome et fut pensionnaire à la Villa Médicis pendant deux ans. De retour à Paris, ses créations furent couronnées du prix Lacourière trois ans plus tard.

Artiste en résidence à la Villa Kujoyama à Kyoto en 2005, le Prix de gravure Nahed Ojjeh de l’Académie des beaux-arts couronna son travail il y a cinq ans. Représentée par la Galerie Catherine Putman, Agathe May vit et travaille à Paris.

La recherche artistique d’Agathe May puise ses racines dans son entourage, qu’il soit humain ou en relation avec la nature ; observation, souci du détail, précision du geste, ses créations s’expriment tout d’abord sous la forme de dessins avant de devenir gravure. Poétiques et emplies de contemporanéité, ses œuvres révèlent la vision que l’artiste a de notre monde. Comme elle le souligne elle-même :

« Mon hypersensibilité fait que mes œuvres absorbent autant de malaise et de colère que d’émerveillement face au monde ».

Agathe MAy (2)

Décalées de la réalité, uniques et fantaisistes mais révélatrices d’une profonde originalité, ses créations ne laissent personne indifférent. Elles laissent entrevoir depuis quelque temps sa préoccupation face aux soucis écologiques, la nature qu’elle symbolise par La Forêt, étant jonchée d’une multitude de déchets face auxquels il ne reste que les Lacrimae et à Mourir, oui, mais en technicolor. Agathe May joue avec les couleurs, les conjuguant avec le noir et blanc et imprimant non pas des multiples, mais des exemplaires uniques à variations qui mêlent le noir et blanc à la couleur ou bien les couleurs entre elles. Une bien belle rétrospective consacrée à l’une de nos plus grandes artistes en gravure nous prouvant bien que :

« Dans ce monde aussi lumineux que sombre, aussi contrasté, la gravure a toute sa place. Elle ne ment pas, ne triche pas mais affirme clairement et frontalement les choses. »

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