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« À Triple Tour » la collection Pinault à la Conciergerie

Philippe Berthé - CMN
© Philippe Berthé – CMN

 « À Triple Tour » constitue la première présentation à Paris d’un ensemble important des œuvres de la collection de François Pinault sous le commissariat de Caroline Bourgeois Le propos de cette exposition est d’explorer la question de l’enfermement, un thème qui entre en résonnance avec le cadre imposant de la Conciergerie dont l’histoire fut aussi celle d’un lieu de détention.

« À Triple Tour » présente sur 1500 mètres carrés une sélection de près de 50 œuvres de 22 artistes. Ces œuvres, pour la majorité inédites, proposent des points de vue variés et singuliers sur ce sujet omniprésent dans l’histoire de l’humanité.

De fait, l’enfermement est un sujet protéiforme ; généralement subi, il est quelquefois le résultat d’un choix assumé, tantôt une reddition, tantôt une réaction… D’où les interrogations : subissons-nous notre propre destin ou en sommes-nous les maîtres ?

L’exposition s’articule ainsi autour de deux axes principaux : l’enfermement comme résultant des facteurs exogènes (crises politiques, écologiques, violences urbaines…), et l’enfermement personnel conséquence du rapport de l’homme à lui-même.

Le parcours de l’exposition commence par l’œuvre historique de Michelangelo Pistoletto, La Gabbia (La Cage), une installation faite de miroirs qui brouille la perception : le visiteur a l’impression presque réelle d’être enfermé sans pour autant être privé de sa liberté. Le ton est ainsi donné.

La première partie traite des grands bouleversements qui frappent nos sociétés : les dangers écologiques (Diana Thater), l’impossibilité de communiquer (Bill Viola), les prisons dans tous leurs états (Boris Mikhailov, Mohammed Bourouissa, Ahmed Alsoudani), la guerre civile (Mona Hatoum), le terrorisme (Raphaelle Ricol), les débordements urbains (Julie Mehretu), et enfin l’idée de résistance (Bertille Bak et Allora&Calzadilla).

La deuxième partie se concentre sur l’individu confronté à lui-même et à ses démons : l’angoisse de la vieillesse (Sung Yen et Peng Yu), la phobie de la maladie et de la décadence (Damien Hirst), la folie (Javier Tellez, Maria Marshall), la peur de la solitude (LlynFoulkes), la culpabilité (Kristian Burford), le verrouillage mental (Friedrich Kunath, Tetsumi Kudo,), ou corporel (Justin Matherly, Alina Szapocznikow).

Le parcours se poursuit avec trois œuvres de Chen Zhen qui dans un même élan embrassent toutes les formes d’enfermement : depuis l’exil jusqu’à la maladie.

Enfin, la visite s’achève avec une œuvre spécifiquement réalisée pour l’exposition par les deux artistes belges Harald Thys et Jos de Gruyter, qui proposent une conclusion teintée d’humour.

La scénographie est confiée aux architectes Caroline Barat et Thomas Dubuisson, agence Search.

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