« 7 milliards d’Autres » investit 3 lieux culturels de Dakar

7 milliards d’Autres

Terre d’ouverture et de respect entre les communautés et les peuples, où les cultures ancestrales côtoient si bien la modernité, le Sénégal nous enrichit de sa diversité et de son dynamisme. Son rayonnement culturel se manifeste tant dans les domaines de la musique, de l’architecture, ou du cinéma…

Tourné vers l’avenir, il favorise la voie du développement durable et oeuvre pour la protection de notre environnement, contre la déforestation et la surpêche. C’est donc tout naturellement que le projet « 7 milliards d’Autres » à l’initiative de Yann Arthus-Bertrand, porté par la Fondation GoodPlanet et soutenu par BNP Paribas, y a trouvé une terre d’accueil.

Les projections des films du projet se dérouleront au coeur du quartier populaire de la Médina et au sein de l’Institut Français, afin de s’adresser au plus grand nombre. Les scolaires, public essentiel du projet, pourront également découvrir les films « 7 milliards d’Autres » au musée de l’IFAN.

Impliquer les habitants, favoriser le dialogue, et participer d’un enrichissement culturel mutuel déjà à l’oeuvre, telle est l’ambition de « 7 milliards d’Autres » au Sénégal.

  • 6 000 interviews filmées
  • 45 questions
  • 84 pays parcourus

Du pêcheur brésilien à la boutiquière chinoise, de l’artiste allemande à l’agriculteur afghan, tous ont répondu aux mêmes questions sur leurs peurs, leurs rêves, leurs épreuves, leurs espoirs :

  • Qu’avez-vous appris de vos parents ?
  • Que souhaitez-vous transmettre à vos enfants ?
  • Quelles épreuves avez-vous traversées ?
  • Que représente l’amour pour vous ?…

L’édito de Youssou N’Dour

« L’exposition « 7 milliards d’Autres » témoigne éloquemment des belles qualités de cet homme de coeur qu’est Yann Arthus-Bertrand ! Je voudrais le saluer et le remercier de m’avoir personnellement invité à cette fête.

Par ailleurs on se rappelle qu’en 1994, avec Neney Cherry, j’ai chanté « Seven seconds ». Je ne m’imaginais pas alors composer un titre musical que Yann, dix ans plus tard, allait initier sur le plan cinématographique. C’est dire la grandeur et la noblesse de l’Art qui sait sublimer les choses à travers de belles résonances ! La race, la couleur, disais-je à l’époque où je chantais « Seven seconds », ne doivent pas être des obstacles à l’espérance encore moins au dialogue des cultures. Nos joies et nos peines n’ont pas de couleurs ; elles sont simplement, au quotidien et de façon universelle, l’expression de notre âme profonde d’humain.

A travers « 7 milliards d’Autres », chacun d’entre nous doit reconnaître l’expression d’une part de soi dans toute sa naturalité, reconnaître l’homme qui nous caractérise fondamentalement. Ce combat pour la recherche constante de notre humaine condition, combat que partagent tous les hommes épris de paix et de justice, transparaît, comme une donnée fondamentale, à travers cette exposition. Et c’est essentiel ! Cette exposition participe donc de notre choix pour plus d’humanité et je suis heureux d’être aux côtés des organisateurs pour proposer ce projet aux Sénégalais. » Youssou N’Dour Ministre du Toursime et des Loisirs

La réalisation

« 7 milliards d’Autres » est né de cette envie simple de rencontrer l’Autre : apprendre à vivre ensemble, c’est d’abord avoir envie de se connaître, oser faire le premier pas, questionner, écouter et entrer dans l’histoire d’un Autre. En réunissant des témoignages filmés à travers le monde, « 7 milliards d’Autres » réunit la diversité des Autres et, en même temps, fait ressentir l’universel de l’Homme.

Pour associer ces portraits, les faire dialoguer et mettre en valeur leur diversité, l’équipe de tournage a dû choisir un « langage » commun :

  • Un même questionnaire d’abord. Une quarantaine de questions aborde ce qui touche la vie de chacun d’entre nous : la famille, l’amour, le bonheur. Mais aussi ce qui nous sépare : la guerre, certaines valeurs ou convictions.
  • Un même cadre ensuite. Chaque visage est filmé de façon identique : cadré serré, vertical. La proximité du visage rend la relation directe. Il interpelle le spectateur comme il nous a interpellés.
  • Une même approche enfin. Le matériel choisi répond à l’envie d’intimité. Une caméra légère, un pied photo, deux micros filaires : chaque reporter peut gérer seul le son, l’image et la conduite de l’entretien. Lors des tournages, il cherche à rendre cette rencontre la plus personnelle, la plus unique possible. Ce qui suppose de donner beaucoup de soi à chaque entretien. La confiance s’établit dans l’échange. Même si l’interviewé a conscience de la portée universelle de l’entretien, il s’adresse de façon spontanée et sincère au reporter.
  • Un format identique de film. Les films sont toujours présentés de la même façon. L’écran est divisé en deux : à gauche la personne livre son témoignage dans sa langue originelle et à droite les sous-titres sont apparents.

Un projet vivant, né en Afrique, qui s’enrichit encore et encore…

À ce jour, les équipes de « 7 milliards d’Autres » ont recueilli 6 000 interviews dans 84 pays.L’idée du projet « 7 milliards d’Autres » est née en Afrique, il était donc tout naturel d’y revenir. Au Sénégal, nous avons parcouru le pays et récolté une cinquantaine de témoignages dont celui d’Haidar El Ali (Ministre de l’Écologie et de la Protection de la nature au Sénégal).
Par ailleurs, sur le continent africain nous avons eu la chance de rencontrer également les peuples d’Afrique du Sud, d’Algérie, du Bénin, du Botswana, du Burkina Faso, d’Égypte, d’Éthiopie, de Madagascar, du Mali, du Maroc, de la République Démocratique du Congo, du Rwanda, de la Tanzanie, du Tchad et de la Tunisie.

« 7 milliards d’Autres » continue de collecter des témoignages dans le monde entier lors de nouveaux tournages et grâce aux vidéos laissées par les internautes sur le site internet.
Ces tournages complémentaires peuvent soit se réaliser dans des lieux où l’équipe de « 7 milliards d’Autres » n’a pas encore été, soit porter sur une thématique ciblée. Ainsi en 2009, un nouveau film a été réalisé : « Témoins du climat ». 600 interviews supplémentaires ont été recueillies dans 17 pays. Ce film a été présenté lors du sommet sur le changement climatique de Copenhague en décembre 2009 puis dans toutes les expositions.

En 2011, un nouveau tournage a été réalisé sur les Objectifs du Millénaire pour le Développement, en partenariat avec RFI (Radio France Internationale) et FRANCE 24 : « 7 milliards d’Autres » a interviewé plus de 500 personnes dans 16 pays. Ce projet s’intitule « Le développement en questions ».

Les supports du projet «7 milliards d’Autres »

Le site internet www.7milliardsdautres.org est un site interactif où les internautes peuvent aussi bien visionner les nombreux films et témoignages récoltés à travers le monde par les équipes de « 7 milliards d’Autres ». Les internautes peuvent également partager sur les réseaux sociaux leurs coups de coeur ainsi que leurs propres témoignages.

Un coffret de 3 DVDs est disponible en versions sous-titrées et/ou doublées en français, anglais et espagnol. Le coffret comprend 16 films de 26 minutes… Sans oublier le « Making-Of » ! (485 minutes de vidéo). Le coffret DVD est multi-zones. Notons qu’un DVD en néerlandais, brésilien et russe existe également.

Les livres 6 milliards d’Autres et 7 milliards d’Autres ont été édités aux Éditions de La Martinière en 2009 et en 2012. Ils apportent un nouvel éclairage sur le projet permettant de s’attacher aux mots prononcés et partagés. On y retrouve de nombreuses personnes interviewées et de longs portraits, mémoires de vie.

  • 6 milliards d’Autres est disponible en français, anglais, néerlandais et allemand.
  • 7 milliards d’Autres est actuellement disponible en français.

Un livre électronique reprenant les contenus des livres 6 milliards d’Autres et 7 milliards d’Autres est actuellement en cours d’élaboration : vous pouvez le découvrir, chapitre après chapitre, gratuitement, sur le site internet www.7milliardsdautres.org

  • du 07 au 13 décembre 2012 à la Maison de la Culture Douta Seck
  • en décembre 2012 et janvier 2013 à l’Institut Français de Dakar
  • en janvier et février 2013 au musée de l’IFAN
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