« 3 hommes dans un bateau » qu’est-ce qu’être un sculpteur aujourd’hui ?

Sui Jianguo, Henk Visch et Richard Deacon

Présentant l’art moderne et contemporain sous toutes ses formes, la Fondation Marguerite et Aimé Maeght compte parmi les grandes institutions internationales consacrées à l’innovation et à la création et au sein de laquelle l’artiste tient le rôle principal à la fois en tant que personne et en tant que personnage.

En 2015, la programmation s’est intéressée à la représentation, aux analyses, aux fictions dont l’artiste est l’objet à travers les oeuvres elles-mêmes. Du 12 décembre 2015 au 13 mars 2016, la dernière exposition de ce cycle aura comme sujet non plus la biographie, réelle ou fantasmée, d’un artiste mais le sculpteur, sa pratique et son personnage. La Fondation Maeght présente donc, en cette fin d’année, un dialogue entre trois grands sculpteurs contemporains : l’anglais Richard Deacon, né en 1949 à Bangor au Pays de Galles, qui vit et travaille à Londres, le chinois Sui Jianguo, né en 1956 à Qingdao dans la province de Shandong en Chine, qui vit et travaille à Pékin, et enfin le hollandais Henk Visch, né en 1950 à Eindhoven au Pays-Bas, qui vit et travaille à Eindhoven et Berlin.

Richard Deacon, Sui Jianguo et Henk Visch collaborent et réfléchissent ensemble depuis plusieurs années à la question « qu’est-ce qu’être un sculpteur aujourd’hui ? » et plus simplement, « qu’est-ce qu’être sculpteur ? »

Leurs travaux respectifs développent, à la fois, un rapport intime entre l’oeuvre et l’individu et un rapport social en ce qui concerne leurs sculptures dans l’espace public. À travers leurs regards croisés, ces « 3 hommes embarqués dans le même bateau » affirment la « jeunesse » et la vivacité de la sculpture, en 2015. Cette exposition conçue par les artistes eux-mêmes a pour aboutissement une réflexion sur le caractère irremplaçable de la sculpture dans la création d’aujourd’hui.

Pour ces trois artistes, l’importance de l’expérience de la sculpture pour l’individu comme pour la société est capitale, et cela bien que le genre « sculpture » ait « éclaté » au 20e siècle au gré des environnements, des installations, des théâtres-performances ou encore des espaces virtuels numériques. À travers leurs oeuvres, ils nous feront vivre les moments, les rebonds, les constructions, les espaces qui, pour paraphraser Gasiorowski, composent ce voyage sur « le fleuve-sculpture ». La Fondation Maeght sera habitée, pendant trois mois, par leurs gestes, leurs matériaux ou leurs personnages, leurs compositions ou leurs structures. Ils transformeront, feront vivre et « danser » ces espaces. Une bien belle exposition comme a l’habitude et la réputation d’organiser la Fondation Maeght.

Photo : Sui Jianguo, Henk Visch et Richard Deacon à la Fondation Maeght en 2015.

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  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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