Geologie des Âmes - Fondation Thalie - Collection Nathalie Guiot à Arles © Hervé Hôte 1
Geologie des Âmes - Fondation Thalie - Collection Nathalie Guiot à Arles © Hervé Hôte 1

la Fondation Thalie présente Géologie des âmes, une exposition collective prolongée à l’occasion du festival Agir pour le vivant.

Dans un hôtel particulier du XVIIIe siècle situé à quelques pas des arènes d’Arles, lieu d’histoire remarquablement rénové par des artisans régionaux avec des matériaux d’exception, la Fondation Thalie présente du 23 au 30 août, à l’occasion du festival Agir pour le vivant Géologie des âmes, une exposition collective prolongée à l’occasion du festival Agir pour le vivant.

Pensée comme une traversée de strates – intimes, géologiques, spirituelles, politiques – Géologie des âmes met en lumière plus de trente artistes internationaux autour des identités humaines et nonhumaines témoignant de l’impact de l’homme sur la nature, du récit post-colonial et des questions de genre, en dialogue avec des œuvres pérennes de la collection et des commissions d’artistes in situ.

Inspirée par les écrits d’Anna Tsing, Achille Mbembe, Philippe Descola ou Baptiste Morizot, l’exposition interroge les formes d’habitation du monde dans un temps de bouleversement écologique, d’effondrements culturels et de résurgences spirituelles. À travers les médiums de la photographie, de la vidéo, de la sculpture, du dessin et de la performance, les artistes composent un récit pluriel, non linéaire, fait de strates, de résurgences et de gestes de réparation. L’exposition dialogue avec les œuvres pérennes du lieu – notamment une pièce textile monumentale d’Adrien Vescovi, ainsi avec des céramiques remarquables signées Beatriz Horta Correia, Graça Pereira Coutinho, Valérie Mannaerts, Studio Roule et Suuz Studio.

Une exposition en quatre mouvements

Strates du vivant :

contempler, archiver, résister Ce premier chapitre offre une lecture sensible de l’Anthropocène, en interrogeant les traces laissées par l’humain sur la planète. Les œuvres de Anaïs Tondeur, Hiroshi Sugimoto ou Stefan Sehler proposent des formes d’archivage poétique des traumatismes géologiques, de contemplation du temps profond, ou encore de brouillage entre visible et invisible.

Forêt, animalité, rituels : le vivant sacré Entre spiritualité et mythe, ce second espace célèbre les forces non humaines – végétales, animales, marines. À travers les œuvres de Rikuji Suzuki, Albarrán Cabrera, Nicolas Floc’h, Noémie Goudal ou encore Claudine Doury, le vivant devient un espace de transformation et d’initiation.

Intermezzo : Portraits, disparitions, apparitions Dans un moment de suspension, plus introspectif, Francesca Woodman, Jean-François Jaussaud, Agnès Geoffray, Justine Tjallinks, Karine Rougier ou Rina Banerjee explorent la mémoire du corps, les formes d’effacement, les survivances intimes et rituelles.

Territoires de mémoire : récits postcoloniaux et subjectivités du Sud global Le dernier mouvement aborde les luttes et résistances des subjectivités minorées. Monica de Miranda, Solange Pessoa, Wallen Mapondera, Lucia Pizzani, Zanele Muholi, Sama Alshaibi, Alma Allen ou Hector Zamora explorent les récits diasporiques, les cosmologies du vivant et les gestes de réappropriation.